À l'origine de L'homme
de l'Atlantide
(Man from Atlantis),
deux hommes. Le producteur, scénariste et réalisateur Herbert F.
Solow ainsi que le scénariste Mayo Simon. Ensemble, ils cherchent à
créer un nouveau personnage de science-fiction après les succès de
l'homme qui valait 3 milliards
en 1973 ou de Super Jaimie
trois ans plus tard. L'une des différences primordiales étant
qu'ici, le héros incarné par Patrick Duffy qui dès la fin de cette
série intégrera le casting de la mythique série Dallas
en interprétant le rôle de Bobby Ewing, n'est pas l'objet de
modifications bioniques corporelles consécutives à diverses
reconstructions physiques mais bien une ''créature'' humanoïde
provenant des profondeurs de l'océan qui après avoir échoué sur
une plage est secouru par le docteur Elizabeth Merrill (Belinda
Montgomery). L'autre particularité de L'homme de
l'Atlantide
est d'avoir été tout d'abord conçu sous la forme de plusieurs
téléfilms avant d'être finalement agrémenté de treize épisodes
de série télévisée. Et parmi les quatre téléfilms en question,
L'arrivée
est le premier d'entre eux. L'on fait alors connaissance avec les
principaux protagonistes qui durant ces aventures qui se perpétueront
entre le 4 mars 1977 et le 6 juin 1978 (dates de première diffusion
sur le groupe audiovisuel américain National
Broadcasting Company
plus connu sous le nom de NBC), apparaîtront dans une grande
majorité d'entre elles. Possédant une excellente condition physique
et des connaissances profondes en matière de natation, Patrick Duffy
était donc le candidat idéal pour tenir le rôle de Mark Harris. Un
humanoïde amphibien doté de branchies qui lui permettent de
séjourner indéfiniment sous l'eau tandis que son exposition à
l'air libre ne doit pas dépasser douze heures sous peine de le
condamner à mort. Dans cet épisode, et après avoir été sauvé de
ce que tout le monde avait pensé jusque là être une noyade par une
Elizabeth qui découvre sa constitution physique lors d'examens
médicaux, l'on a droit à la sempiternelle récupération de Mark
par l'armée. À l'image de l'amiral Dewey Pierce (l'acteur Art Lund)
qui après avoir semble-t-il fait preuve de bienveillance envers le
jeune homme va rapidement montrer son véritable visage. Celui d'un
homme travaillant pour un gouvernement intéressé par les
exceptionnelles facultés physiques de Mark. Étant étranger à
notre monde, l'épisode L'arrivée est
d'abord l'occasion pour ''l'homme-poisson'' de se familiariser avec
ce qui l'entoure...
Des
gestes aussi simples qu'ouvrir les portes d'une cabine-téléphonique
se transformant alors en véritable parcours du combattant.
L'occasion est également donnée de décrire le héros comme un être
sensible, ouvert aux autres mais aussi et surtout, profondément
humain, pacifiste et écologiste. Une thématique qui aujourd'hui
ferait des étincelles même si personne ne semble avoir eu l'idée
de reprendre le concept de cette excellente série dotée d'épisodes
et de personnages pittoresques. À commencer justement par l'un de
ces antagonistes furieusement excentriques dont se nourrissaient déjà
à l'époque les séries américaines et britanniques. Car dans le
rôle de Monsieur Schubert, l'acteur Victor Buono tragiquement
disparu à seulement quarante-trois ans incarne un scientifique ''un
peu'' fou, déçu par l'humanité et qui dès sa première apparition
dans la série montre des signes particulièrement inquiétants. En
effet, sans ambages, l'homme précise lors de sa rencontre avec Mark
son intention d'exterminer la race humaine toute entière ! Rien
que ça ! L'on découvre en outre que la disparition de
sous-marins qui intéresse justement l'amiral Dewey Pierce est
directement liée aux exactions de Monsieur Schubert... Une curieuse
ambivalence entre le rejet d'une humanité qui détruit son
environnement et la volonté de la faire disparaître pour repartir
sur des bases beaucoup plus saines... Avec L'homme
de l'Atlantide,
Herbert F. Solow et Mayo Simon créent un nouveau ''super-héros''
qui entre dans la logique des années soixante-dix où hommes et
femmes sont amenés à posséder des facultés extraordinaires visant
à faire d'eux des individus près à défier le Mal sur notre
planète à petite ou à plus grande échelle. Outre les deux séries
citées plus haut, l'on peut également ajouter L'incroyable
Hulk ou
bien Wonder Woman...
Notons enfin l'inoubliable thème du compositeur Fred Karlin qui
parcourt la série et les téléfilms dans leur ensemble... Un mois
après la diffusion de L'arrivée
sur les télévisions américaine, le second téléfilm Les
visiteurs de l'au-delà
sera mis à disposition des téléspectateurs le avril 1977. Dans
l'hexagone, il faudra cependant patienter près de deux années pour
le découvrir sur la première chaîne française TF1...



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