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vendredi 4 septembre 2026

Le diplôme de Fanny Riedberger, Sylvie Audcoeur et Élodie Namer (2026) - ★★★★★★★★★★

 


 

Créée par les scénaristes et réalisatrices Fanny Riedberger, Sylvie Audcoeur et Élodie Namer, la mini-série en six épisodes Le diplôme met en scène six personnalités différentes, de tous âges, réunies autour d'un même projet : Passer leur bac après l'avoir raté ! Un récit intergénérationnel mettant au centre de l'intrigue Delphine Guilbert (Clémentine Célarié), soixante-ans, mariée à Sam (Charles Berling), un mari violent dont elle espère s'émanciper à la suite de l'obtention de son diplôme. Vient ensuite Sam Dessal, de quatre ans son aîné. Incarné par l'ancien Inconnus Bernard Campan, l'homme vit seul avec son chat depuis la mort de son épouse quelques années en arrière.Victime de problèmes de cœur et de l'indifférence de son père, il attend despéremment qu'une greffe lui sauve la vie. Puis c'est au tour de Leïla Tsouri (Camille Lellouche), chauffeuse Uber surmenée par une vie de famille compliquée, entre ses trois enfants et son compagnon Jimmy (Oumar Diaw). Jennifer Simoni (surnommée Jen) est une jeune femme de seulement vingt-ans qui a raté le BAC à plusieurs reprises. Pourtant très bonne élève mais devenue presque mutique depuis un événement survenu en interne dans l'enceinte de son précédent lycée, ses parents font tout pour qu'elle obtienne désormais le précieux ''sésame'' qui lui permettrait de se lancer dans une carrière de journaliste. Quant à Pierre Tasson (Guillaume Labbé), son existence n'est pas moins compliquée puisqu'il est en semi-liberté et n'a pas vu sa fille depuis deux ans. En outre, la mère de l'adolescente lui a fait croire que son père est parti et la gamine en a conservé une rancoeur tenace. Enfin, Hussein, un réfugien originaire de Syrie rêve de s'implanter définitivement en France. Ancien médecin dont les diplômes ne sont pas reconnus dans l'Hexagone, il espère décrocher le BAC et ainsi intégrer l'une des plus prestigieuses universités de médecines françaises. Entre comédie et drame socio-familial, Le diplôme est une formidable série produite et distribuée par la première chaîne françaises TF1...


Son humour, la série l'intègre surtout à travers des personnages secondaires qui souvent parviennent à désamorcer l'état critique des principaux protagonistes mais sans pour autant agir directement sur eux. C'est ainsi que le gardien du lycée, Georges (Marc Riso), que l'on aura un peu trop vite fait de juger d'élément perturbateur pas très finaud, s'avérera un élément essentiel du récit. Tout comme l'enseignante Juliette Anger (Vanessa Guide), la directrice Marianne Morello (Isabelle Gélinas), ou dans une moindre mesure puisque beaucoup moins cruciaux pour la pleine compréhension du récit, la prof d'histoire-géographie Lise Panigel (Cécile Rebboah), celui de mathématiques Alexis Carrasco (Frédéric Hazan) ou encore celle d'anglais Daisy O'Neill (Caroline Donnely) et celui de philosophie, Jacques Diamand (Jean-Michel Lahmi). Parmi les personnages secondaires l'on retrouve bien évidemment toutes celles et ceux qui sont directement rattachés à nos six candidats au BAC. Côté drame, on peut dire que Fanny Riedberger, Sylvie Audcoeur et Élodie Namer n'ont pas fait les choses à moitié puisque chacun des protagonistes aura son comptant de soucis à régler durant les six passionnants épisodes que constitue la série des trois jeunes femmes. Si le diplôme tant convoité n'est en réalité pas le principal objectif des trois scénaristes et par contraction celui des personnages, c'est parce que la série s'intéresse davantage à la reconstruction personnelle de chacun d'entre eux. La série est aussi et surtout le formidable témoignage d'une amitié entre six personnes qui ne se connaissent pas, n'ont au départ pas toujours les mêmes valeurs ni les mêmes préoccupations, mais qui pourtant ne vont avoir de cesse que de s'entraider, s'épauler dans les coups durs, et dieu sait s'ils seront nombreux. En prenant de l'âge, Clémentine Célarié affirme son talent d'actrice et incarne une Delphine profondément émouvante. À l'exact opposé de cette comédienne de théâtre et actrice de cinéma dont la carrière remonte maintenant à plus de quarante ans, les plus jeunes Ahmad Kontar et Julie Sassoust (notamment découverte dans le feuilleton Ici tout commence) n'ont absolument pas à rougir. Tout comme le reste du casting, remarquable, qu'il s'agisse des premiers ou des seconds rôles. Les trois créatrices de la série se sont employées à ce que pas une minute, pas une seule seconde de superflu ne vienne entâcher le récit. Bref, Le diplôme est un joyau...

 

lundi 24 août 2026

L'homme de l'Atlantide (Man from Atlantis) - Téléfilm 2 - Les visiteurs de l'au-delà (Death Scouts) (1977) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Un peu plus d'un mois après la diffusion du premier téléfilm intitulé L'arrivée réalisé par Lee H. Katzin qui présenta pour la toute première fois le 22 avril 1977 sur NBC les personnages de Mark Harris, d'Elizabeth Merrill, du Dr. Miller Simon et du savant fou M. Schubert, la chaîne présente un second téléfilm cette fois-ci mis en scène par Marc Daniels. Il s'agira d'ailleurs là de sa seule participation à la série puisque ensuite il enchaînera les rôles de réalisateur sur d'autres séries et téléfilms américains. Tandis que Mark est désormais bien implanté au sein de la Fondation pour la recherche océanique, à bord du sous-marin Cétacé de Mr Schubert (Victor Buono) qui fut récupéré à l'issue des premières aventures par les protagonistes, l'homme-amphibien et ses nouveaux amis vont désormais être confrontés à de nouvelles aventures mettant apparemment en scène deux des trois plongeurs dont les médias viennent de reléguer la disparition en mer. Pourtant, ceux-ci réapparaissent subitement après que des témoins les aient vu être ''happés'' par l'océan. Ce que le spectateur est pour l'instant le seul à savoir, c'est que les victimes furent attirées sous l'eau par de curieuses créatures d'apparence humanoïde. Depuis leur retour, ceux qui se font appeler Lioa (Tiffany Bolling) et Zos (Bur De Benning) ont un comportement très étranges. Taiseux et pratiquement inexpressifs, ils détiennent surtout un pouvoir de mort qu'ils mettent en pratique dès qu'ils se sentent en danger. Tandis qu'ils viennent de réapparaître, Mark et la Fondation cherchent de leur côté à en savoir plus sur leur disparition. C'est ainsi qu'en nageant dans les profondeurs de l'océan il découvre une entrée qui débouche sur un vaisseau spatial... Intitulé Les visiteurs de l'au-delà (Death Scouts), ce second téléfilm de ce qui deviendra plus tard une série en treize épisodes est intéressant à plus d'un titre. Tout d'abord, il permet de découvrir un nouveau protagoniste essentiel de l'univers de L'homme de l'Atlantide en la personne du gestionnaire et administrateur de la Fondation pour la recherche océanique C.W. Crawford (Alan Fudge) et donc l'une des figures d'autorité de la série. Ensuite, et c'est sans doute là le point d'orgue de cet épisode, Les visiteurs de l'au-delà va permettre d'en savoir d'avoir davantage sur les origines de Mark puisque après avoir découvert que Lioa et Zos ont tout comme lui des mains palmées, la possibilité qu'ils puissent appartenir à la même espèce que lui semble être une possibilité...


Les visiteurs de l'au-delà s'intéresse donc tout d'abord aux origines de notre héros qui jusque là et après avoir été victime d'amnésie va peut-être enfin en savoir plus sur son monde. L'épisode réalisé par Marc Daniels est à ce titre relativement émouvant. La nature même de Mark se transformant parfois au risque d'inquiéter Elizabeth qui y voit un changement d'humeur et de comportement chez son nouvel ami. Après un premier téléfilm sinon passionnant du moins intriguant mettant en scène pour la première fois le personnage iconique de Mark Harris, l'idée d'intégrer des extraterrestres aquatiques est plutôt intéressante. Permettant donc ainsi de remonter aux origines supposées de ''l'homme-poisson''. Outre cette recherche quasi vitale de Mark quant à ses origines, le récit s'attache à accorder une part importante de l'histoire à la relation entre Lioa et lui. L'on remarquera d'ailleurs la différence d'attitude entre la jeune... ''femme'' et son compagnon Zos. Si d'un côté ce dernier développe surtout son intention de préparer l'invasion de la Terre par son espèce (notre planète étant selon ses propos et ceux de sa compagne beaucoup plus belle que la leur), Lioa tombera sous le charme de Mark et évitera ainsi bien des ennuis à notre héros lorsque Zos tentera de l'assassiner lors de leur fuite à bord de leur vaisseau enfoui sous les eaux de l'océan. Les visiteurs de l'au-delà aurait sans doute pu être l'occasion d'intégrer un nouveau personnage récurrent de la série avec celui de Lioa mais comme n'importe quel amour contrarié qui sépare deux êtres par la mort de l'un d'eux, l'issue confirme surtout qu'il ne peut y avoir qu'un seul véritable personnage ''extraterrestre'' au sein de l'histoire de L'homme de l'Atlantide. Si Les visiteurs de l'au-delà évoque la recherche des origines de Mark ou son attirance mutuelle vis à vis d'une humanoïde qui lui ressemble, le sujet de la manipulation est également au cœur de ce téléfilm plutôt agréable à regarder malgré le poids du temps qui semble désormais peser sur lui...

 

samedi 22 août 2026

L'homme de l'Atlantide (Man from Atlantis) - Téléfilm 1 - L'arrivée (1977) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

À l'origine de L'homme de l'Atlantide (Man from Atlantis), deux hommes. Le producteur, scénariste et réalisateur Herbert F. Solow ainsi que le scénariste Mayo Simon. Ensemble, ils cherchent à créer un nouveau personnage de science-fiction après les succès de l'homme qui valait 3 milliards en 1973 ou de Super Jaimie trois ans plus tard. L'une des différences primordiales étant qu'ici, le héros incarné par Patrick Duffy qui dès la fin de cette série intégrera le casting de la mythique série Dallas en interprétant le rôle de Bobby Ewing, n'est pas l'objet de modifications bioniques corporelles consécutives à diverses reconstructions physiques mais bien une ''créature'' humanoïde provenant des profondeurs de l'océan qui après avoir échoué sur une plage est secouru par le docteur Elizabeth Merrill (Belinda Montgomery). L'autre particularité de L'homme de l'Atlantide est d'avoir été tout d'abord conçu sous la forme de plusieurs téléfilms avant d'être finalement agrémenté de treize épisodes de série télévisée. Et parmi les quatre téléfilms en question, L'arrivée est le premier d'entre eux. L'on fait alors connaissance avec les principaux protagonistes qui durant ces aventures qui se perpétueront entre le 4 mars 1977 et le 6 juin 1978 (dates de première diffusion sur le groupe audiovisuel américain National Broadcasting Company plus connu sous le nom de NBC), apparaîtront dans une grande majorité d'entre elles. Possédant une excellente condition physique et des connaissances profondes en matière de natation, Patrick Duffy était donc le candidat idéal pour tenir le rôle de Mark Harris. Un humanoïde amphibien doté de branchies qui lui permettent de séjourner indéfiniment sous l'eau tandis que son exposition à l'air libre ne doit pas dépasser douze heures sous peine de le condamner à mort. Dans cet épisode, et après avoir été sauvé de ce que tout le monde avait pensé jusque là être une noyade par une Elizabeth qui découvre sa constitution physique lors d'examens médicaux, l'on a droit à la sempiternelle récupération de Mark par l'armée. À l'image de l'amiral Dewey Pierce (l'acteur Art Lund) qui après avoir semble-t-il fait preuve de bienveillance envers le jeune homme va rapidement montrer son véritable visage. Celui d'un homme travaillant pour un gouvernement intéressé par les exceptionnelles facultés physiques de Mark. Étant étranger à notre monde, l'épisode L'arrivée est d'abord l'occasion pour ''l'homme-poisson'' de se familiariser avec ce qui l'entoure...


Des gestes aussi simples qu'ouvrir les portes d'une cabine-téléphonique se transformant alors en véritable parcours du combattant. L'occasion est également donnée de décrire le héros comme un être sensible, ouvert aux autres mais aussi et surtout, profondément humain, pacifiste et écologiste. Une thématique qui aujourd'hui ferait des étincelles même si personne ne semble avoir eu l'idée de reprendre le concept de cette excellente série dotée d'épisodes et de personnages pittoresques. À commencer justement par l'un de ces antagonistes furieusement excentriques dont se nourrissaient déjà à l'époque les séries américaines et britanniques. Car dans le rôle de Monsieur Schubert, l'acteur Victor Buono tragiquement disparu à seulement quarante-trois ans incarne un scientifique ''un peu'' fou, déçu par l'humanité et qui dès sa première apparition dans la série montre des signes particulièrement inquiétants. En effet, sans ambages, l'homme précise lors de sa rencontre avec Mark son intention d'exterminer la race humaine toute entière ! Rien que ça ! L'on découvre en outre que la disparition de sous-marins qui intéresse justement l'amiral Dewey Pierce est directement liée aux exactions de Monsieur Schubert... Une curieuse ambivalence entre le rejet d'une humanité qui détruit son environnement et la volonté de la faire disparaître pour repartir sur des bases beaucoup plus saines... Avec L'homme de l'Atlantide, Herbert F. Solow et Mayo Simon créent un nouveau ''super-héros'' qui entre dans la logique des années soixante-dix où hommes et femmes sont amenés à posséder des facultés extraordinaires visant à faire d'eux des individus près à défier le Mal sur notre planète à petite ou à plus grande échelle. Outre les deux séries citées plus haut, l'on peut également ajouter L'incroyable Hulk ou bien Wonder Woman... Notons enfin l'inoubliable thème du compositeur Fred Karlin qui parcourt la série et les téléfilms dans leur ensemble... Un mois après la diffusion de L'arrivée sur les télévisions américaine, le second téléfilm Les visiteurs de l'au-delà sera mis à disposition des téléspectateurs le avril 1977. Dans l'hexagone, il faudra cependant patienter près de deux années pour le découvrir sur la première chaîne française TF1...

 

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