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vendredi 16 octobre 2026

Mayday at 40,000 Feet! (Panique en plein ciel) de Robert Butler (1976) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Réalisé pour la télévision américaine en 1976 par Robert Butler, le téléfilm Mayday at 40,000 Feet! mélange drame et catastrophe. Et comme dans tout film catastrophe justement, l'intrigue se penche tout d'abord sur une brochette de personnages qui vont non seulement apporter du crédit au récit mais surtout rallonger une histoire qui par définition se résume généralement par une succession d'actes héroïques prenant forme lors d'un événement plus ou moins spectaculaire. Diffusé en France sous le titre Panique en plein ciel, le téléfilm brille tout d'abord par son casting aussi hétéroclite que ''prestigieux''. En effet, à une époque où le genre pullule, celui-ci permet généralement à certaines stars du cinéma hollywoodien de participer à de telles productions et dans des rôles de plus ou moins grande importance. Probablement invisibilisé par la série de longs-métrages Airport dont le premier volet vit le jour sur grand écran en 1970, il demeure fort peu envisageable que nombre de cinéphiles ou cinéphages se rappellent réellement de ce produit télévisuel qui pourtant n'a pas grand chose à envier à ses divers concurrents cinématographiques. Le choix des interprètes faisant sans doute partie des quelques avantages dont bénéficie cette production Warner Bros. Television puisque sont mis en avant David Janssen dans le rôle du commandant de bord Pete Douglas, Christopher George dans celui du copilote Stan Burkhart et Don Meredith dans celui du second officier Mike Fuller. De l'autre côté de la cabine, c'est peut-être là que la différence entre le téléfilm et les grosses productions cinématographiques apparait sans doute au grand jour. En effet, l'avion dans lequel prennent place les passagers semble désespéramment vide. Heureusement, viennent y prendre place quelques personnages notables...


L'infirmière Susan McKenzie interprétée par la charmante Margaret Blye ou l'hôtesse de l'air Cathy Armello qu'incarne Lynda Day George aux côtés de deux autres collègues. Mais aussi le très antipathique docteur Joseph Mannheim qu'interprète l'incunable Ray Milland et le criminel psychotique Greco qu'incarne Marjoe Gorther, lequel avait justement déjà campé le rôle d'un déséquilibré deux ans plus tôt dans l'un des classiques du film catastrophe, Tremblement de terre (Earthquake) de Marl R. Robson... Si Lynda Day George se sera au départ faite connaître grâce à la série Mission impossible, l'actrice apparaîtra dans divers longs-métrages, téléfilms et séries télévisées dont Le Sadique à la tronçonneuse du réalisateur espagnol Juan Piquer Simón en 1982. Au milieu d'une flopée de productions télévisuelles et cinématographiques dont deux épisodes de Columbo en 1971 et 1972, Ray Milland participa également à des projets aussi bien horrifiques que fantastiques. C'est ainsi qu'il apparu dans l'invraisemblable autant que cultissime La Chose à deux têtes (The Thing with Two Heads) de Lee Frost en 1972... Quant à Christopher George, les amateurs de gore craspec, glauque et transalpin le connaissent bien pour l'avoir vu dans l'un des classiques du genre signé Lucio Fulci en 1980, Paura nella Città dei Morti Viventi raccourci chez nous sous le titre Frayeurs. Bref, du beau monde pour un téléfilm qui par contre prend tout son temps. Il faudra en effet attendre près de vingt-cinq minutes avant que l'avion commandé par Pete Douglas ne décolle et bien quinze ou vingt minutes de plus pour que tout s'emballe et que le prisonnier Greco s'empare du flingue du Marschal Sam Riese (Broderick Crawford) et ne sème la terreur et le chaos à bord de l'avion. Après, rien que de très classique avec un scénario nous contant les histoires plus ou moins joyeuses ou dramatiques des uns et des autres et un sauvetage tout ce qu'il y a de plus conventionnel...


 

mercredi 7 octobre 2026

Le Miroir de la mort (Fear No Evil) de Paul Wendkos (1969) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Paul Varney (Bradford Dillman) et sa fiancée Barbara Anholt (Lynda Day George) avaient prévu de se marier dans trois semaines lorsque celui-ci meurt dans un curieux accident de voiture. Totalement obnubilé par un miroir dont il avait fait l'acquisition dans un magasin d’antiquités, l'homme laisse donc derrière lui une jeune femme anéantie qui bientôt se met à faire d'étranges rêves fantasmagoriques dans lesquels elle aperçoit Paul la rejoindre à travers le miroir en question. Installée chez celle qui aurait logiquement dû devenir sa future belle-mère (interprétée par Marsha Hunt), Barbara s'en remet alors au Docteur psychiatre David Sorrell. Passionné d'occultisme et de parapsychologie, celui-ci décide de se lancer dans une enquête afin de découvrir quel peut-être le lien entre Paul Varney, les étranges visions de Barbara et ce mystérieux enregistrement audio sur lequel l'on entend la voix du mort ainsi que celles des membres d'un étrange ''club'' de démonologie... Produit par le groupe télévisuel américain Universal Television et distribué sur le territoire américain par la National Broadcasting Company (plus connue sous l'acronyme NBC), Le Miroir de la mort (Fear No Evil) de Paul Wendkos (auteur de plus de cent-dix longs-métrages, téléfilms et épisodes de séries télévisées en cinquante-deux ans de carrière), scénarisé par Richard Alan Simmons ainsi que par Guy Endore à partir d'une nouvelle écrite par ce dernier est un téléfilm qui entre en droite lignée avec les longs-métrages cinématographiques portant sur le sujet de la démonologie et du Diable sous tous ses aspects. Au plus près de celui-ci, le Rosemary's Baby de Roman Polanski qui un an auparavant vit le jour sur grand écran. Un chef-d’œuvre du genre bientôt rejoint dans une autre mesure par quelques classique du fantastique et de l'épouvante parmi lesquels, le très angoissant The Changeling de Peter Medak notamment interprété par le formidable George C. Scott et par Trish Van Devere, Amityville, la maison du Diable de Stuart Rosenberg, L'exorciste de William Friedkin, La malédiction de Richard Donner et sans doute plus proche encore de sa thématique, l'excellent Les Envoûtés (The Believers) réalisé par John Schlesinger presque vingt ans plus tard...


Et encore, il ne s'agit là que des œuvres les plus connues puisque l'on en trouve de beaucoup moins célèbres parmi lesquelles Crowhaven Farm de Walter Grauman en 1970, The Possession of Joel Delaney de Waris Hussein en 1972, Satan's School for Girls de David Lowell Rich l'année suivante ou plus près de chez nous, The Blood on Satan's Claw de Piers Haggard puisque celui-ci est d'origine britannique. Impossible de dresser une liste exhaustive du genre mais ce que l'on sait sûrement au sujet de ce Fear No Evil, premier des deux téléfilms/épisodes pilotes d'une série qui ne verra finalement jamais le jour, c'est qu'il aura bien du mal à convaincre la relève des cinéphiles/phages sevrés aux grandes envolées gores ou goinfrés jusqu'à la gueule de CGI tant le téléfilm s'avère même pour les vieux briscards rompus au genre, d'une mollesse qui confondrait presque le rythme de l'intrigue à une consultation en position allongée chez le psy ! Bref, de quoi s'endormir assez rapidement si l'on n'a pas au préalable avalé ses deux gélules d'AZINC VITALITé ! Outre les visages parfaitement reconnaissables là encore pour les plus anciens de Bradford Dillman, de Lynda Day George ou de Wilfrid Hyde-White que les téléphages amateurs de séries policières américaines connaissent bien pour l'avoir notamment vu au générique de deux épisodes de la série Columbo, le plus remarquable reste probablement la présence de l'acteur français Louis Jourdan, alors ''exilé'' aux Etats-Unis depuis 1946 et qui incarne ici le rôle du Docteur David Sorrell. Bien que le surnaturel s'invite au voyage, que le découpage se montre plutôt dynamique et les éclairages expressionnistes (courtes focales, caméras inclinées), que la bande musicale de Billy Goldenberg rappelle celles qu'allaient signer Jerry Goldsmith pour La malédiction, Lalo Schifrin pour Amityville ou encore Rick Wilkins pour The Changeling, la déception est grande. Ce qui n'empêchera pourtant pas Robert Day de prendre les rênes de ce qui devait donc être une future série en réalisant le second téléfilm un an plus tard, intitulé Ritual of Evil et toujours incarné par Louis Jourdan...

 

mardi 22 septembre 2026

Starsky et Hutch - Quel charme ! d'Earl Bellamy (1977) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

L'ancien comédien de théâtre Lionel Fitzgerald (Richard Lynch), victime d'un grave trouble psychiatrique à la suite de la perte d'une jambe et d'un bras lors d'un accident causé par un chauffeur de taxi ivre ne fut pas le seul ''timbré'' que Ken Hutchison (David Soul) et David Starsky (Paul Michael Glaser) eurent l'occasion de croiser durant les quatre saisons de la série policière Starsky et Hutch. Et parmi ces derniers se trouva une femme dont la profession d'infirmière pouvait la laisser supposer être au dessus de tout soupçon quant à sa véritable personnalité. Traduit sous le titre potentiellement ironique de Quel charme ! en France, Fatal Charm (pour charme fatal) est déjà beaucoup plus proche de l'idée que l'on doit se faire de Diana Harmon, incarnée par l'actrice Karen Valentine, qui dans cet épisode fait la connaissance de Starsky mais aussi et surtout de Hutch dont elle est tout d'abord chargée de soigner la plaie causée à l'une de ses mains après qu'il ait été blessé lors d'une intervention policière... Diana est jolie, attirante et Hutch tombe facilement entre ses bras. Cet épisode montre tout d'abord combien l'indépendance du policier est pour lui une donnée essentielle. Sans tomber dans la caricature du macho (ce qu'il est pourtant sans doute plus ou moins) qui couche avec diverses femmes avant de passer à la suivante, Hutch résiste à cette jeune femme qui prend de plus en plus de place dans sa vie. S'invitant chez lui sans y avoir été conviée. Faisant la grimace lorsqu'il semble s'intéresser à une autre femme qu'elle. Bref, aussi ''appétissante'' et souriante que semble être Diana, la jeune femme développe une jalousie maladive envers celui qu'elle considère déjà comme son fiancé. Allant jusqu'à lui acheter une montre à mille deux-cent dollars au dos de laquelle elle a fait graver la phrase ''à toi pour toujours''... Les cas d'obsessions amoureuses féminines ne sont pas rares puisque le cinéma a abordé le sujet à plusieurs reprises.


Si l'on trouve des œuvres plus ou moins connues, tel le Swimfan de John Polson, l'un des grands classiques du genre demeure Liaison fatale (Fatal Attraction) d'Adrian Lyne en 1987. Clint Eastwood en fit même le sujet central de son tout premier long-métrage en tant que réalisateur, Un frisson dans la nuit (Play Misty for Me) en 1971. Et ça n'est pas parce que Quel charme ! est un épisode de série télévisée qu'il faut lui dénier le droit d'activer chez le téléspectateur le même sentiment d'effroi devant cette jeune femme totalement dérangée face à un Hutch dépassé par les événements. Une infirmière pleine d'attention qui progressivement montre alors son vrai visage en glissant vers la folie et la violence la plus extrême. Plusieurs séquences intéressantes font intervenir ce personnage lors de ses crises répétées. À commencer par son visage, fermé, lorsque Hutch danse avec une vieille amie. Puis intervient la scène durant laquelle Karen dévaste entièrement la demeure du policier. Sans compter l'agression que subit Linda, l'une des collègues féminines de nos deux policiers. Jusqu'à cette séquence finale et inévitable où l'infirmière s'en prend directement à celui qu'elle prétend aimer... La particularité de cet épisode est de n'être pas exclusivement concentré sur une enquête policière menée par Hutch, son compagnon Starsky et par Linda, justement, qui se fait ici passer pour une jeune prostituée. Très vite, l'enquête en question passe au second plan même si à diverses occasions le script de Jeff Kanter la fait malgré tout évoluer jusqu'à sa résolution. Tournant alors principalement autour du duo formé ici par David Soul et Karen Valentine, cet épisode réalisé par Earl Bellamy vire quasiment à l'épouvante à chaque intervention de la jeune femme. Un épisode que l'on rangera donc aux côtés de Quadrature ou de l'excellent Vampirisme dans lequel un professeur de danse se prenait pour un... vampire !

 

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