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lundi 24 août 2026

L'homme de l'Atlantide (Man from Atlantis) - Téléfilm 2 - Les visiteurs de l'au-delà (Death Scouts) (1977) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Un peu plus d'un mois après la diffusion du premier téléfilm intitulé L'arrivée réalisé par Lee H. Katzin qui présenta pour la toute première fois le 22 avril 1977 sur NBC les personnages de Mark Harris, d'Elizabeth Merrill, du Dr. Miller Simon et du savant fou M. Schubert, la chaîne présente un second téléfilm cette fois-ci mis en scène par Marc Daniels. Il s'agira d'ailleurs là de sa seule participation à la série puisque ensuite il enchaînera les rôles de réalisateur sur d'autres séries et téléfilms américains. Tandis que Mark est désormais bien implanté au sein de la Fondation pour la recherche océanique, à bord du sous-marin Cétacé de Mr Schubert (Victor Buono) qui fut récupéré à l'issue des premières aventures par les protagonistes, l'homme-amphibien et ses nouveaux amis vont désormais être confrontés à de nouvelles aventures mettant apparemment en scène deux des trois plongeurs dont les médias viennent de reléguer la disparition en mer. Pourtant, ceux-ci réapparaissent subitement après que des témoins les aient vu être ''happés'' par l'océan. Ce que le spectateur est pour l'instant le seul à savoir, c'est que les victimes furent attirées sous l'eau par de curieuses créatures d'apparence humanoïde. Depuis leur retour, ceux qui se font appeler Lioa (Tiffany Bolling) et Zos (Bur De Benning) ont un comportement très étranges. Taiseux et pratiquement inexpressifs, ils détiennent surtout un pouvoir de mort qu'ils mettent en pratique dès qu'ils se sentent en danger. Tandis qu'ils viennent de réapparaître, Mark et la Fondation cherchent de leur côté à en savoir plus sur leur disparition. C'est ainsi qu'en nageant dans les profondeurs de l'océan il découvre une entrée qui débouche sur un vaisseau spatial... Intitulé Les visiteurs de l'au-delà (Death Scouts), ce second téléfilm de ce qui deviendra plus tard une série en treize épisodes est intéressant à plus d'un titre. Tout d'abord, il permet de découvrir un nouveau protagoniste essentiel de l'univers de L'homme de l'Atlantide en la personne du gestionnaire et administrateur de la Fondation pour la recherche océanique C.W. Crawford (Alan Fudge) et donc l'une des figures d'autorité de la série. Ensuite, et c'est sans doute là le point d'orgue de cet épisode, Les visiteurs de l'au-delà va permettre d'en savoir d'avoir davantage sur les origines de Mark puisque après avoir découvert que Lioa et Zos ont tout comme lui des mains palmées, la possibilité qu'ils puissent appartenir à la même espèce que lui semble être une possibilité...


Les visiteurs de l'au-delà s'intéresse donc tout d'abord aux origines de notre héros qui jusque là et après avoir été victime d'amnésie va peut-être enfin en savoir plus sur son monde. L'épisode réalisé par Marc Daniels est à ce titre relativement émouvant. La nature même de Mark se transformant parfois au risque d'inquiéter Elizabeth qui y voit un changement d'humeur et de comportement chez son nouvel ami. Après un premier téléfilm sinon passionnant du moins intriguant mettant en scène pour la première fois le personnage iconique de Mark Harris, l'idée d'intégrer des extraterrestres aquatiques est plutôt intéressante. Permettant donc ainsi de remonter aux origines supposées de ''l'homme-poisson''. Outre cette recherche quasi vitale de Mark quant à ses origines, le récit s'attache à accorder une part importante de l'histoire à la relation entre Lioa et lui. L'on remarquera d'ailleurs la différence d'attitude entre la jeune... ''femme'' et son compagnon Zos. Si d'un côté ce dernier développe surtout son intention de préparer l'invasion de la Terre par son espèce (notre planète étant selon ses propos et ceux de sa compagne beaucoup plus belle que la leur), Lioa tombera sous le charme de Mark et évitera ainsi bien des ennuis à notre héros lorsque Zos tentera de l'assassiner lors de leur fuite à bord de leur vaisseau enfoui sous les eaux de l'océan. Les visiteurs de l'au-delà aurait sans doute pu être l'occasion d'intégrer un nouveau personnage récurrent de la série avec celui de Lioa mais comme n'importe quel amour contrarié qui sépare deux êtres par la mort de l'un d'eux, l'issue confirme surtout qu'il ne peut y avoir qu'un seul véritable personnage ''extraterrestre'' au sein de l'histoire de L'homme de l'Atlantide. Si Les visiteurs de l'au-delà évoque la recherche des origines de Mark ou son attirance mutuelle vis à vis d'une humanoïde qui lui ressemble, le sujet de la manipulation est également au cœur de ce téléfilm plutôt agréable à regarder malgré le poids du temps qui semble désormais peser sur lui...

 

samedi 22 août 2026

L'homme de l'Atlantide (Man from Atlantis) - Téléfilm 1 - L'arrivée (1977) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

À l'origine de L'homme de l'Atlantide (Man from Atlantis), deux hommes. Le producteur, scénariste et réalisateur Herbert F. Solow ainsi que le scénariste Mayo Simon. Ensemble, ils cherchent à créer un nouveau personnage de science-fiction après les succès de l'homme qui valait 3 milliards en 1973 ou de Super Jaimie trois ans plus tard. L'une des différences primordiales étant qu'ici, le héros incarné par Patrick Duffy qui dès la fin de cette série intégrera le casting de la mythique série Dallas en interprétant le rôle de Bobby Ewing, n'est pas l'objet de modifications bioniques corporelles consécutives à diverses reconstructions physiques mais bien une ''créature'' humanoïde provenant des profondeurs de l'océan qui après avoir échoué sur une plage est secouru par le docteur Elizabeth Merrill (Belinda Montgomery). L'autre particularité de L'homme de l'Atlantide est d'avoir été tout d'abord conçu sous la forme de plusieurs téléfilms avant d'être finalement agrémenté de treize épisodes de série télévisée. Et parmi les quatre téléfilms en question, L'arrivée est le premier d'entre eux. L'on fait alors connaissance avec les principaux protagonistes qui durant ces aventures qui se perpétueront entre le 4 mars 1977 et le 6 juin 1978 (dates de première diffusion sur le groupe audiovisuel américain National Broadcasting Company plus connu sous le nom de NBC), apparaîtront dans une grande majorité d'entre elles. Possédant une excellente condition physique et des connaissances profondes en matière de natation, Patrick Duffy était donc le candidat idéal pour tenir le rôle de Mark Harris. Un humanoïde amphibien doté de branchies qui lui permettent de séjourner indéfiniment sous l'eau tandis que son exposition à l'air libre ne doit pas dépasser douze heures sous peine de le condamner à mort. Dans cet épisode, et après avoir été sauvé de ce que tout le monde avait pensé jusque là être une noyade par une Elizabeth qui découvre sa constitution physique lors d'examens médicaux, l'on a droit à la sempiternelle récupération de Mark par l'armée. À l'image de l'amiral Dewey Pierce (l'acteur Art Lund) qui après avoir semble-t-il fait preuve de bienveillance envers le jeune homme va rapidement montrer son véritable visage. Celui d'un homme travaillant pour un gouvernement intéressé par les exceptionnelles facultés physiques de Mark. Étant étranger à notre monde, l'épisode L'arrivée est d'abord l'occasion pour ''l'homme-poisson'' de se familiariser avec ce qui l'entoure...


Des gestes aussi simples qu'ouvrir les portes d'une cabine-téléphonique se transformant alors en véritable parcours du combattant. L'occasion est également donnée de décrire le héros comme un être sensible, ouvert aux autres mais aussi et surtout, profondément humain, pacifiste et écologiste. Une thématique qui aujourd'hui ferait des étincelles même si personne ne semble avoir eu l'idée de reprendre le concept de cette excellente série dotée d'épisodes et de personnages pittoresques. À commencer justement par l'un de ces antagonistes furieusement excentriques dont se nourrissaient déjà à l'époque les séries américaines et britanniques. Car dans le rôle de Monsieur Schubert, l'acteur Victor Buono tragiquement disparu à seulement quarante-trois ans incarne un scientifique ''un peu'' fou, déçu par l'humanité et qui dès sa première apparition dans la série montre des signes particulièrement inquiétants. En effet, sans ambages, l'homme précise lors de sa rencontre avec Mark son intention d'exterminer la race humaine toute entière ! Rien que ça ! L'on découvre en outre que la disparition de sous-marins qui intéresse justement l'amiral Dewey Pierce est directement liée aux exactions de Monsieur Schubert... Une curieuse ambivalence entre le rejet d'une humanité qui détruit son environnement et la volonté de la faire disparaître pour repartir sur des bases beaucoup plus saines... Avec L'homme de l'Atlantide, Herbert F. Solow et Mayo Simon créent un nouveau ''super-héros'' qui entre dans la logique des années soixante-dix où hommes et femmes sont amenés à posséder des facultés extraordinaires visant à faire d'eux des individus près à défier le Mal sur notre planète à petite ou à plus grande échelle. Outre les deux séries citées plus haut, l'on peut également ajouter L'incroyable Hulk ou bien Wonder Woman... Notons enfin l'inoubliable thème du compositeur Fred Karlin qui parcourt la série et les téléfilms dans leur ensemble... Un mois après la diffusion de L'arrivée sur les télévisions américaine, le second téléfilm Les visiteurs de l'au-delà sera mis à disposition des téléspectateurs le avril 1977. Dans l'hexagone, il faudra cependant patienter près de deux années pour le découvrir sur la première chaîne française TF1...

 

dimanche 9 août 2026

Quai numéro 7 (Platform 7) de Paula Milne (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Adapté du roman Platform Seven de Louise Doughty, Quai numéro 7 (Platform 7) de Paula Milne met en scène l'actrice britannique Jasmine Jobson dans une mini-série en quatre épisodes. Elle y interprète le personnage de Lisa Evans, jeune femme qui s'est donné la mort en se jetant du quai d'une gare. Son fantôme erre désormais dans la station sans pouvoir en sortir et elle n'a conservé aucun souvenir de la tragédie. Un soir, elle assiste au suicide d'un vieil homme dont le fantôme finit lui aussi par se retrouver bloqué au même endroit... Quai numéro 7 s'intéresse tout d'abord à Edward Warren (Phil Davis), l'homme en question. Tandis que Lisa parvient finalement à quitter les lieux, celle-ci s'intéresse aux membres de la famille du suicidé pour découvrir qu'il entretenait des rapports incestueux avec sa fille Ella (Emily Carey). Si le premier épisode s'avère relativement inintéressant en ce sens où il se perd dans des conjectures qui pour l'instant n'affinent pas réellement le sens réel du récit, le second, lui, s'attarde sur la relation entre les deux fantômes. Un épisode qui sert surtout à développer la personnalité de notre héroïne avant que les troisième et dernier épisodes s'attardent sur la jeune femme, son entourage, ainsi que l'inspecteur Akash Lockhart (Yaamin Chowdhury) qui à la suite de certains témoignages et notamment celui de Richard Shale (Reece Ritchie) va remettre en question les causes du décès de Lisa... Si l'on devine très vite que la jeune femme ne s'est pas suicidée mais qu'elle est bien morte dans des circonstances plus que troublantes, l'identité du coupable est révélée durant la conclusion du second épisode. Ensuite, si l'état d'ectoplasme de Lisa ne sert dans un premier temps que d'élément surnaturel n'ayant à priori pas vraiment d'utilité pour la suite des événements, le script de Paula Milne va se servir de son état afin de lui permettre d'enquêter sur celui que l'inspecteur ET les spectateurs vont soupçonner...


Exit l'éventualité de mettre sur le dos de Richard Shale le poids de la culpabilité tant son attitude rend un peu trop évidente son hypothétique culpabilité. Exit également les amies de Lisa ou même l'un des membres de sa famille. Non, celui que l'on soupçonne arbore le visage de l'innocence comme très souvent dans ce genre de récit. La réalisatrice et scénariste ne faisant plus mystère de l'identité du coupable, sa mini-série s'attarde ensuite sur l'enquête qui au départ n'est qu'un élément comme un autre du récit, noyé entre des thématiques telles que le deuil, l'inceste, la manipulation, l'emprise ou la toxicité masculine. Chaque épisode apportant son propre développement et sa propre analyse de chaque événement, il est possible de rejeter en bloc le climat sombre et le rythme léthargique du premier épisode tout en étant ensuite happé par un récit qui mêle aussi bien la recherche de vérité que l'élément fantastique. Paula Milne analyse la relation sous forme d'emprise psychologique du compagnon vis vis de la jeune femme. Un petit ami incarné par Toby Regbo et dont le comportement va avoir de sévères répercussions sur la vie professionnelle et personnelle de notre héroïne. Si les deux premiers épisodes sont plutôt sympas tout en donnant cependant le sentiment que si l'intrigue ne s'accélère pas l'on finira par décrocher, les troisième et quatrième donnent un fameux coup d'accélérateur qui ferait presque regretter que l'aventure se termine si rapidement. Entre un troisième épisode qui revient sous forme de flash-back sur la relation hautement toxique entre Lisa et Matthew et dans lequel Toby Regbo s'avère aussi crispant dans son rôle qu'excellent dans son jeu d'acteur et un quatrième déjà beaucoup plus ''ludique'' lors duquel Paula Milne a le bon goût de mêler émotion (celle des parents de Lisa), enquête policière et savoureuse vengeance ''spectrale'' (façon Poltergeist), Quai numéro 7 s'avère être au final une très bonne surprise...

 

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