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mercredi 7 octobre 2026

Le Miroir de la mort (Fear No Evil) de Paul Wendkos (1969) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Paul Varney (Bradford Dillman) et sa fiancée Barbara Anholt (Lynda Day George) avaient prévu de se marier dans trois semaines lorsque celui-ci meurt dans un curieux accident de voiture. Totalement obnubilé par un miroir dont il avait fait l'acquisition dans un magasin d’antiquités, l'homme laisse donc derrière lui une jeune femme anéantie qui bientôt se met à faire d'étranges rêves fantasmagoriques dans lesquels elle aperçoit Paul la rejoindre à travers le miroir en question. Installée chez celle qui aurait logiquement dû devenir sa future belle-mère (interprétée par Marsha Hunt), Barbara s'en remet alors au Docteur psychiatre David Sorrell. Passionné d'occultisme et de parapsychologie, celui-ci décide de se lancer dans une enquête afin de découvrir quel peut-être le lien entre Paul Varney, les étranges visions de Barbara et ce mystérieux enregistrement audio sur lequel l'on entend la voix du mort ainsi que celles des membres d'un étrange ''club'' de démonologie... Produit par le groupe télévisuel américain Universal Television et distribué sur le territoire américain par la National Broadcasting Company (plus connue sous l'acronyme NBC), Le Miroir de la mort (Fear No Evil) de Paul Wendkos (auteur de plus de cent-dix longs-métrages, téléfilms et épisodes de séries télévisées en cinquante-deux ans de carrière), scénarisé par Richard Alan Simmons ainsi que par Guy Endore à partir d'une nouvelle écrite par ce dernier est un téléfilm qui entre en droite lignée avec les longs-métrages cinématographiques portant sur le sujet de la démonologie et du Diable sous tous ses aspects. Au plus près de celui-ci, le Rosemary's Baby de Roman Polanski qui un an auparavant vit le jour sur grand écran. Un chef-d’œuvre du genre bientôt rejoint dans une autre mesure par quelques classique du fantastique et de l'épouvante parmi lesquels, le très angoissant The Changeling de Peter Medak notamment interprété par le formidable George C. Scott et par Trish Van Devere, Amityville, la maison du Diable de Stuart Rosenberg, L'exorciste de William Friedkin, La malédiction de Richard Donner et sans doute plus proche encore de sa thématique, l'excellent Les Envoûtés (The Believers) réalisé par John Schlesinger presque vingt ans plus tard...


Et encore, il ne s'agit là que des œuvres les plus connues puisque l'on en trouve de beaucoup moins célèbres parmi lesquelles Crowhaven Farm de Walter Grauman en 1970, The Possession of Joel Delaney de Waris Hussein en 1972, Satan's School for Girls de David Lowell Rich l'année suivante ou plus près de chez nous, The Blood on Satan's Claw de Piers Haggard puisque celui-ci est d'origine britannique. Impossible de dresser une liste exhaustive du genre mais ce que l'on sait sûrement au sujet de ce Fear No Evil, premier des deux téléfilms/épisodes pilotes d'une série qui ne verra finalement jamais le jour, c'est qu'il aura bien du mal à convaincre la relève des cinéphiles/phages sevrés aux grandes envolées gores ou goinfrés jusqu'à la gueule de CGI tant le téléfilm s'avère même pour les vieux briscards rompus au genre, d'une mollesse qui confondrait presque le rythme de l'intrigue à une consultation en position allongée chez le psy ! Bref, de quoi s'endormir assez rapidement si l'on n'a pas au préalable avalé ses deux gélules d'AZINC VITALITé ! Outre les visages parfaitement reconnaissables là encore pour les plus anciens de Bradford Dillman, de Lynda Day George ou de Wilfrid Hyde-White que les téléphages amateurs de séries policières américaines connaissent bien pour l'avoir notamment vu au générique de deux épisodes de la série Columbo, le plus remarquable reste probablement la présence de l'acteur français Louis Jourdan, alors ''exilé'' aux Etats-Unis depuis 1946 et qui incarne ici le rôle du Docteur David Sorrell. Bien que le surnaturel s'invite au voyage, que le découpage se montre plutôt dynamique et les éclairages expressionnistes (courtes focales, caméras inclinées), que la bande musicale de Billy Goldenberg rappelle celles qu'allaient signer Jerry Goldsmith pour La malédiction, Lalo Schifrin pour Amityville ou encore Rick Wilkins pour The Changeling, la déception est grande. Ce qui n'empêchera pourtant pas Robert Day de prendre les rênes de ce qui devait donc être une future série en réalisant le second téléfilm un an plus tard, intitulé Ritual of Evil et toujours incarné par Louis Jourdan...

 

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