Mots-clés

Affichage des articles dont le libellé est Pierre Mondy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pierre Mondy. Afficher tous les articles

dimanche 5 février 2023

Astérix et la Surprise de César de Gaëtan et Paul Brizzi (1985) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 Astérix et la Surprise de César est le quatrième long-métrage animé tiré des aventures du plus célèbre des gaulois de bande-dessiné créé en octobre 1959 par le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo, tout deux d'origine française. Les deux artistes laissent ici la main aux réalisateurs de films d'animation et illustrateurs Gaëtan et Paul Brizzi. Les deux jumeaux y adaptent les deux volumes intitulés Astérix gladiateur et Astérix légionnaire sortis respectivement en 1964 et 1967 et y mettent essentiellement en scène Astérix et son ami Obélix, lesquels sont chargés d'aller libérer Falbala (dont le second est éperdument amoureux) et son fiancé Tragicomix qui viennent d'être enlevés par des légionnaires romains avant d'être emmenés jusqu'à Condatum, puis jusqu'à la cité de Massilia. Une immense ville dont ils vont cependant réussir à s'échapper avant d'être à nouveau enlevés par des vendeurs d'esclaves. Arrivés à Condatum, Astérix et Obélix se font enrôler dans la légion étrangère afin de se faire passer pour des romains et ainsi rejoindre la ville de Massilia... D'emblée l'on découvre un Obélix amoureux de Falbala qui sur les conseils de son fidèle ami Astérix cueille des fleurs pour la belle qui à l'arrivée de son fiancé Tragicomix quitte cependant le village à son bras...


C'est le début d'un long périple pour nos deux courageux gaulois qui, à pieds, en bateau ou à dos de chameaux vont visiter du pays : garnison militaire (avec en point d'orgue, un entraînement militaire et une échauffourée avec un cuisinier), un voyage à bord d'un navire se résumant à sa plus simple expression (les frères Brizzi préférant visiblement privilégier la fuite des amoureux et leur enlèvement par des vendeurs d'esclaves), une escapade à pieds et en costume romain dans le désert, un séjour en prison et jusqu'à leur participation à un combat dans les arènes du Colisée, à Rome ! Après le compositeur et chef-d'orchestre français Gérard Calvi qui fut en charge des bandes musicales des trois premiers films d'animation, celle de Astérix et la Surprise de César est désormais confiée au franco-roumain Vladimir Cosma, l'un des plus illustres compositeurs hexagonaux dont on ne compte plus les célèbres partitions musicales parmi lesquelles, Le Grand Blond avec une chaussure noire d'Yves Robert, la trilogie La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs de Francis Veber ou encore Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury et L'aile ou la cuisse de Claude Zidi. L'année suivant la sortie de Astérix et la Surprise de César, Vladimir Cosma replongera à nouveau dans l'univers de René Goscinny et Albert Uderzo puisqu'il signera la bande-originale de Astérix chez les Bretons du réalisateur et animateur italo-belge Pino Van Lamsweerde...


Le générique de Astérix et la Surprise de César Astérix est l’œuvre commune du compositeur franco-roumain et du chanteur belge Plastic Bertrand qui en a écrit les paroles. Confiée à Vladimir Cosma, la bande musicale allie des séquences plutôt étonnantes, voire discordantes avec l'esprit de l'univers des irréductibles gaulois (à l'image du titre ''La potion magique''). Ce qui ne l'empêche pas d'être parfois fort belle comme en témoignent notamment les titres ''Retrouvailles'' ou ''Rencontre en forêt''. Preuve que le compositeur est capable d'être aussi bien inspiré pour un film d'animation que pour n'importe quel autre projet. Concernant l'intrigue, son intérêt se situe justement au niveau du nombre de situations auxquelles devront faire face Astérix et Obélix. Pour le reste, rien de bien original puisque l'on retrouve les éternelles bagarres avec les soldats romains. Techniquement, Astérix et la Surprise de César a bien évidemment pris un sacré coup de vieux et les personnages sont souvent mal intégrés à des arrière-plans généralement fadasses. On peut même constater une nette différence esthétique entre une partie des dessins et le reste, l'ensemble donnant ainsi l'impression qu'une première équipe a passé le relais à une seconde tant les couleurs ternes s'effacent au profit de couleurs plus vives, lesquelles n'apporteront néanmoins pas davantage de crédit au travail effectué sur les planches. Heureusement, l'on retrouve les animations de nos héros pour une aventure riche en événements...

 

vendredi 22 juin 2018

Fantôme sur l'Oreiller de Pierre Mondy (1989) - ★★★★★★☆☆☆☆



Pierre Mondy acteur, scénariste, réalisateur (d'un unique long-métrage intitulé Appelez-moi Mathilde en 1969), mais également metteur en scène de théâtre avec une petite dizaine de pièces à son actif, telle La Main Passe de Georges Feydeau en 1972 ou Pieds Nus dans le Parc de Neil Simon en 1981. Disparu le 15 septembre 2012 on l'aura vu incarner d'innombrables personnages au cinéma (dont l'inoubliable Sergent-Chef Chaudard de la trilogie La Septième Compagnie), ainsi qu'à la télévision. D'autres auront réalisé des téléfilms à partir de ses mises en scène (Histoire de Rire d'Yves-André Hubert), mais Pierre Mondy œuvrera également lui-même à la réalisation de trois d'entre eux : Comédie, Comédie, Sistery Feeling, et entre les deux, ce Fantôme sur l'Oreiller qui nous intéresse présentement. De fantôme, le scénario écrit à quatre mains par Pierre Mondy lui-même et Christian Clavier qui interprète également le personnage de Brice Michaud il ne sera question que très vaguement. Au détour d'un dialogue entre Christian Clavier, incarnant un notaire venu finaliser l'achat d'une immense demeure (ici, un château) entre l'intéressé, le richissime Bernard Labarges (l'acteur Michel Aumont), et le propriétaire Serge Rouquet (Martin Lamotte). Ce que ne sait pas encore Labarges, qui veut offrir à son épouse Élisabeth (Agnès Soral), une demeure digne de ses ambitions, c'est que celle-ci a décidé de le quitter. Lettre de rupture à l'appui.

Accueillant en pleine nuit le notaire ainsi que le propriétaire (les Labarges étant déjà les locataires du château), le futur acheteur leur propose de passer la nuit entre les murs de l'édifice connu pour abriter le fantôme d'une prostituée connue sous le nom de Rita la Rouge. La nuit sera longue et propice à toute une série de quiproquos qui mettront en péril le projet d'achat du château.

Car outre les personnages incarnés par Aumont, Clavier, Lamotte, et Soral viennent s'y greffer ceux interprétés par Philippe Khorsand (Marc-André Basset, le frère d’Élisabeth), et Marie-Anne Chazel (Martine, la fiancée de Marc-André). C'est l'occasion pour le téléfilm de prendre des allures de pièces de théâtre. En effet, l'écriture est bien celle d'un metteur en scène et non d'un cinéaste. Les situations rocambolesques s'enchaînent à un rythme relativement soutenu même s'il arrive parfois que Fantôme sur l'Oreiller soit moins prenant que le scénario le laissait présager. On retrouve donc au casting trois des membres de la célèbre équipe du Splendid. C'est d'ailleurs toujours avec beaucoup de plaisir que l'on partage avec eux leur pitreries même si ici, le rythme des vannes a été très largement revu à la baisse. Michel Aumont incarne un richissime homme d'affaire imbu de sa personne, répétant inlassablement « Pardon ? » lorsqu'une remarque lui est désagréable.

Christian Clavier interprète un notaire superstitieux, jetant des regard au dessus de sa tête à chaque bruit étrange que fait la demeure (mais sur lesquels Pierre Mondy ne laisse malheureusement jamais planer la moindre suspicion). Philippe Khorsand, avec toute l'énergie que nous lui connaissions, incarne l'amant persuadé d'avoir été trompé par sa fiancée, tandis que cette dernière, campée par Marie-Anna Chazel, fait preuve de toute la fraîcheur que l'on connaît de l'actrice et épouse de Christian Clavier dans la vie. Martin Lamotte est quant à lui égal à lui-même en incarnant ce propriétaire pressé de vendre un château qui, si vu de l'extérieur possède un charme indéniable, expose de l'intérieur un nombre incalculable de vices cachés. Fantôme sur l'Oreiller est au final un honnête petit téléfilm qui permet de passer un agréable moment de détente. Mais rien de transcendant non plus...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...