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mardi 14 mai 2024

A Creepshow Animated Special : Survivor Type et Twittering from the Circus of the Dead de Greg Nicotero (2020) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

On l'a vu dans le précédent article, la série Creepshow, adaptation télévisuelle des longs-métrages sortis sur grand écran dans les années quatre-vingt dix s'est vue affublée d'épisodes indépendants ancrés entre les première et seconde saisons elles-mêmes diffusées entre 2019 et 2021. Parmi ces trois sketchs à avoir vu le jour en 2020, deux ont été télédiffusés sous le titre A Creepshow Animated Special. Et à la différence entre tout ce qui avait été entrepris jusque là et notamment le troisième de cette courte édition spéciale intitulé A Creepshow Holiday Special : Shapeshifters Anonymous, les segments Survivor Type et Twittering from the Circus of the Dead une nouvelle fois réalisés et écrits tous les deux par Greg Nicotero arborent les traits de courts films d'animation. La durée totale de ces deux sketchs étant approximativement égale à celle de Shapeshifters Anonymous, les récits sont donc nettement moins longs et l'on passe du moyen-métrage au format court avec un Survivor Type qui dure vingt-deux minutes et un Twittering from the Circus of the Dead qui lui les dépasse à peine... Greg Nicotero s'est cette fois-ci adjoint les services de Melanie Dale, Joe Hill et de Stephen King pour l'écriture. Première précision fondamentale: les deux segments, et notamment le premier, doivent être impérativement vus dans leur langue d'origine. En effet, tout l'impact émotionnel du calvaire et de l'agonie dans lesquels est plongé l'unique protagoniste de Survivor Type vole malheureusement en éclat dans la version doublée en français. La voix de Richard Pine, chirurgien peu scrupuleux ayant toujours pris des chemins de travers mafieux est assurée par l'acteur Kiefer Sutherland. Lequel imprime un ton véritablement douloureux au personnage, surtout dans la deuxième moitié du sketch. En effet, alors que Richard était à bord d'un paquebot, voyage à l'issu duquel il devait remettre à des trafiquants de drogue une malette bourrée à craquer de sachets d'héroïne, le navire fut victime d'une très grave avarie, s'enfonçant alors dans les eaux et laissant le chirurgien comme seul rescapé. Échoué sur un minuscule monticule de sable et de rochers situé au beau milieu de l'océan sans la moindre végétation ou le plus petit animal qui aurait pu assurer sa survie, Richard n'a pour seule compagnie que le corps d'une jeune femme et la visite ponctuelle de mouettes qui viennent directement se nourrir sur son cadavre pourrissant. Une aubaine pour Richard qui les tue les unes après les autres à l'aide de jets de pierres pour se nourrir. Mais un jour, l'homme se blesse à la cheville.


Une fracture ouverte qui va s'infecter et bientôt le contraindre à effectuer lui-même l'amputation de son pied. Le début d'un véritable calvaire pour cet homme qui devra bientôt trouver une autre source de nourriture s'il veut survivre... Comme on peut le remarquer très rapidement, le style visuel de la bande dessinée propre au programme Creepshow n'est pas tout à fait celui auquel les encarts animés des films d'origine nous avaient habitués. Pourtant, l'on oublie ce petit détail très rapidement vue la qualité de ce Survivor Type dont on ose à peine imaginer à quoi il aurait ressemblé s'il avait été tourné avec un acteur authentique et dans de véritables décors. Amoindri par le caractère épouvantable de ce personnage cynique et hors-la-loi, l'épisode n'en est pas moins visuellement épouvantable. Un cauchemar d'une vingtaine de minutes précédant un Twittering from the Circus of the Dead déjà nettement plus léger et dans lequel l'on retrouve une famille d'américains moyens dont le personnage central est la fille de la famille prénommée Blake (incarnée par la jeune Joey King qui apparu notamment dans The Dark Knight Rises de Christopher Nolan en 2012 et qui tiendra dès 2019 le rôle principal de la série The Act basée sur l'histoire vraie de Gypsy Rose qui fut condamnée à dix ans de prison pour avoir assassiné sa propre mère). Dans Twittering from the Circus of the Dead, Blake, son frère et ses deux parents voyagent dans le Colorado depuis trois jours lorsque contraints de prendre un détour en plein désert ils tombent sur un étrange cirque. Conviés à assister au spectacle, Blake et ses parents s'installent alors dans les gradins. Férue de réseaux sociaux, l'adolescente remarque une odeur épouvantable mais est malgré tout conquise par la qualité du spectacle qui se déroule sous ses yeux et dont le réalisme est saisissant. Ce que Blake ne sait pas encore est que tout ce qui se déroule devant elle est réel... Extrêmement mais jouissivement bavard (Joey King est excellente en voix-off de l'adolescente verbalement ultra-productive), Twittering from the Circus of the Dead est un hommage évident non seulement à l'univers de Creepshow mais également à celui des zombies et notamment la série The Walking Dead sur laquelle Greg Nicotero travailla en tant que concepteur des effets-spéciaux de maquillage. Sans doute un peu moins convainquant que Survivor Type, ce second court-métrage d'une durée approximative reste malgré tout très divertissant. Au final, le double programme A Creepshow Animated Special fut une réelle bonne surprise et l'on espère que la série nous proposera bientôt de nouveaux épisodes animés pour une expérience similaire...

 

dimanche 5 février 2023

Astérix et la Surprise de César de Gaëtan et Paul Brizzi (1985) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 Astérix et la Surprise de César est le quatrième long-métrage animé tiré des aventures du plus célèbre des gaulois de bande-dessiné créé en octobre 1959 par le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo, tout deux d'origine française. Les deux artistes laissent ici la main aux réalisateurs de films d'animation et illustrateurs Gaëtan et Paul Brizzi. Les deux jumeaux y adaptent les deux volumes intitulés Astérix gladiateur et Astérix légionnaire sortis respectivement en 1964 et 1967 et y mettent essentiellement en scène Astérix et son ami Obélix, lesquels sont chargés d'aller libérer Falbala (dont le second est éperdument amoureux) et son fiancé Tragicomix qui viennent d'être enlevés par des légionnaires romains avant d'être emmenés jusqu'à Condatum, puis jusqu'à la cité de Massilia. Une immense ville dont ils vont cependant réussir à s'échapper avant d'être à nouveau enlevés par des vendeurs d'esclaves. Arrivés à Condatum, Astérix et Obélix se font enrôler dans la légion étrangère afin de se faire passer pour des romains et ainsi rejoindre la ville de Massilia... D'emblée l'on découvre un Obélix amoureux de Falbala qui sur les conseils de son fidèle ami Astérix cueille des fleurs pour la belle qui à l'arrivée de son fiancé Tragicomix quitte cependant le village à son bras...


C'est le début d'un long périple pour nos deux courageux gaulois qui, à pieds, en bateau ou à dos de chameaux vont visiter du pays : garnison militaire (avec en point d'orgue, un entraînement militaire et une échauffourée avec un cuisinier), un voyage à bord d'un navire se résumant à sa plus simple expression (les frères Brizzi préférant visiblement privilégier la fuite des amoureux et leur enlèvement par des vendeurs d'esclaves), une escapade à pieds et en costume romain dans le désert, un séjour en prison et jusqu'à leur participation à un combat dans les arènes du Colisée, à Rome ! Après le compositeur et chef-d'orchestre français Gérard Calvi qui fut en charge des bandes musicales des trois premiers films d'animation, celle de Astérix et la Surprise de César est désormais confiée au franco-roumain Vladimir Cosma, l'un des plus illustres compositeurs hexagonaux dont on ne compte plus les célèbres partitions musicales parmi lesquelles, Le Grand Blond avec une chaussure noire d'Yves Robert, la trilogie La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs de Francis Veber ou encore Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury et L'aile ou la cuisse de Claude Zidi. L'année suivant la sortie de Astérix et la Surprise de César, Vladimir Cosma replongera à nouveau dans l'univers de René Goscinny et Albert Uderzo puisqu'il signera la bande-originale de Astérix chez les Bretons du réalisateur et animateur italo-belge Pino Van Lamsweerde...


Le générique de Astérix et la Surprise de César Astérix est l’œuvre commune du compositeur franco-roumain et du chanteur belge Plastic Bertrand qui en a écrit les paroles. Confiée à Vladimir Cosma, la bande musicale allie des séquences plutôt étonnantes, voire discordantes avec l'esprit de l'univers des irréductibles gaulois (à l'image du titre ''La potion magique''). Ce qui ne l'empêche pas d'être parfois fort belle comme en témoignent notamment les titres ''Retrouvailles'' ou ''Rencontre en forêt''. Preuve que le compositeur est capable d'être aussi bien inspiré pour un film d'animation que pour n'importe quel autre projet. Concernant l'intrigue, son intérêt se situe justement au niveau du nombre de situations auxquelles devront faire face Astérix et Obélix. Pour le reste, rien de bien original puisque l'on retrouve les éternelles bagarres avec les soldats romains. Techniquement, Astérix et la Surprise de César a bien évidemment pris un sacré coup de vieux et les personnages sont souvent mal intégrés à des arrière-plans généralement fadasses. On peut même constater une nette différence esthétique entre une partie des dessins et le reste, l'ensemble donnant ainsi l'impression qu'une première équipe a passé le relais à une seconde tant les couleurs ternes s'effacent au profit de couleurs plus vives, lesquelles n'apporteront néanmoins pas davantage de crédit au travail effectué sur les planches. Heureusement, l'on retrouve les animations de nos héros pour une aventure riche en événements...

 

samedi 4 février 2023

Les Douze Travaux d'Astérix de René Goscinny et Albert Uderzo (1976) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Nouvel article consacré au nouveau long-métrage consacré aux personnages créés en octobre 1959 par René Goscinny et Albert Uderzo, Astérix et Obélix : L'empire du milieu...... Rectification : après mûre réflexion, j'ai décidé de laisser retomber la pression qu'exercent le public et la presse sur le dernier film de Guillaume Canet qui, le pauvre, doit avoir les oreilles qui sifflent depuis que les spectateurs sont ressortis dépités et pleins de rancœur de leur salle de cinéma. On va plutôt faire la critique d'une œuvre forcément adoubée par les dessinateurs et scénaristes eux-mêmes puisqu'ils en furent les principaux artisans.Troisième long-métrage animé tiré des aventures des plus célèbres gaulois de fiction, Les Douze Travaux d'Astérix, celui-ci est le second réalisé par ses créateurs après Astérix et Cléopâtre en 1968 (Le premier, Astérix le Gaulois, fut réalisé en 1967 par l'animateur et réalisateur flamand Ray Goossens). Il est aussi et surtout le premier à ne pas reposer sur l'une des bandes-dessinées des deux auteurs et s'avère donc original et demeure sans doute le plus populaire et l'un des plus connus ou du moins, l'un des plus appréciés de la série de longs-métrages animés qui verront le jour sur grand écran. Comme le signifie un court résumé, le sujet va se baser sur les douze travaux d'Hercule, lesquels sont tout d'abord énumérés. Ceux auxquels vont devoir se confronter Astérix et Obélix qui, pour le coup, seront les seuls irréductibles gaulois du récit, seront d'une teneur bien différente et disons.... beaucoup moins légendaires... Quoique... !


Décomposé sous forme de tableaux, Les Douze Travaux d'Astérix ressemble davantage à une succession de sketchs plutôt qu'à un film avec un récit qui lui est propre. Tout étant cependant relié par un thème de base consistant en une série d'épreuves tentant à prouver que les habitants du village des gaulois sont des Dieux. En contrepartie de quoi, César est prêt à abandonner son poste au profit du chef du village, Abraracourcix. Si par contre nos deux gaulois perdent ne serait-ce qu'une seule épreuve, ils devront se soumettre au général romain... D'une durée plus ou moins longue et d'une qualité qui n'est pas toujours respectée, Astérix et Obélix se partagent les premières épreuves avant de participer en commun aux suivantes. Liant ainsi le discernement et l'intelligence de l'un à la force du second. Lors de la première épreuve, Astérix doit vaincre à la course le champion de Marathon Mérinos tandis qu'Obélix devra battre Kermès au lancer de javelot. Les épreuves s'enchaînent et son pour le moment plutôt sympathiques et même parfois très drôles. René Goscinny et Albert Uderzo font preuve d'une grande originalité dans la création de scénettes même si parfois l'on est séduit tout en demeurant pourtant de marbre. L'un des points charnières du long-métrage s'inscrit au beau milieu de l'intrigue. Alors que vient de lui précéder une séquence assez décevante opposant nos deux gaulois à une bête cachée dans une grotte, celle lors de laquelle Astérix et Obélix doivent obtenir un modèle de laisser-passer A38, demeure sans doute la plus remarquable du long-métrage...


Non seulement les deux auteurs y font preuve d'une vision parfaitement éclairée de l'administration, mais la participation de personnages secondaires incarnant ses employés donne lieu à des situations désopilantes que n'importe lequel des usagers a forcément vécu à un moment donné de son existence. Cette séquence, cultissime, est aussi malheureusement le signe d'une légère déperdition en terme d'inspiration pour René Goscinny et Albert Uderzo et leur œuvre qui perd quelque peu en intérêt à la suite de cette formidable séquence. Comme si les deux hommes avaient mis toute leur inspiration au profit de cette huitième épreuve sans penser à en garder sous le pied pour la suite. Dessin-animé oblige, les personnages sont doublés par un panel d'acteurs français parmi lesquels Roger Carel qui interprète notamment Astérix et l'huissier Caius Pupus, Jacques Morel qui double Obélix, Pierre Tornade qui est en charge des doublages d'Abraracourcix et Assurancetourix ou encore Micheline Dax qui s'occupe de ''donner de la voix'' à Cléopâtre et la grande prêtresse de l'île du plaisir. Afin que soient coordonnées les animations et les dialogues, l'enregistrement de ces derniers fut effectué un an avant que ne soient conçues les planches et les animations. Les Douze Travaux d'Astérix sort en 1976 et se retrouve en dixième position du box-office national, derrière Les Dents de la mer de Steven Spielberg, L'aile ou la cuisse de Claude Zidi ou Taxi Driver de Martin Scorsese mais également devant Le corps de mon ennemi de Henri Verneuil, La malédiction de Richard Donner ou encore Le jouet de Francis Veber...

 

samedi 30 juin 2018

Il était une fois… l'Homme d'Albert Barillé (1978)



S'il y a bien une série de dessins animés qui en son temps marqua les esprits, c'est bien Il était une fois… l'Homme. Le début d'une gigantesque saga qui traversa les décennies, des origines en 1978, jusqu'en l'an 2008, année précédent la mort du son créateur, le réalisateur, auteur, scénariste et producteur français Albert Barillé. Ce premier jet constitué de vingt-six épisodes durant chacun en moyenne vingt-cinq minutes retrace rien de moins que l'histoire de l'humanité en remontant même bien avant son apparition sur la Terre puisque Il était une fois… l'Homme concentre son récit entre le fameux Big Bang, cette théorie servant de base aux scientifiques du monde entier pour dépeindre l'origine de l'univers, et le vingtième siècle.

Le design des différents protagonistes de cette épopée s'étendant des origines de la Terre (cinq milliards d'années) jusqu'à nos jours est l’œuvre du dessinateur français Jean Barbaud. L'une des idées novatrices de ce récit vulgarisateur à l'attention des grands et des petits ( Il était une fois… l'Homme est un pur produit éducatif qui n'oublie jamais de divertir le public) est d'avoir choisi d'offrir à des personnages pourtant d'époques toutes différentes, les mêmes traits. Leur donnant par là-même, des prénoms identiques simplifiés à l'extrême.

D'un côté, les gentils, de l'autre, les méchants. Les premiers se prénomment Pierre, Pierrette, Pierrot, Petite Pierrette, le Gros, et Petit Gros. Deux familles, amies depuis toujours, vivant auprès de Maestro, le savant du groupe. Face à eux, Le Teigneux et le Nabot représentent à eux seuls l'essence même du mal. Violents, fourbes,mesquins, ils tentent en permanence de faire du mal à Pierre et ses proches. Mais c'est sans compter sur la présence de Gros, qui grâce à sa force exceptionnelle parvient toujours à tirer ses proches de l'embarras. Célèbre, le générique d'ouverture est l'adaptation de la Toccata et fugue en ré mineur du compositeur allemand Jean-Sébastien Bach, qui à cette occasion, est adapté par le compositeur japojnais Yasuo Sugiyama.

Le tout premier épisode intitulé Et la Terre...fut couvre une très grosse partie de l'histoire de l'humanité ainsi que l'évolution des espèces animales puisqu'il débute cinq milliards d'années en arrière et se clôt vers 700 000 ans avant notre ère. Nous faisons donc connaissance avec les principaux personnages qui continueront bien au delà de cette première incartade dans l'univers de Il était une fois… puisqu'ils seront les héros des suivantes. L'approche éminemment simplifiée permet à toutes et tous de se familiariser avec le sujet relaté. Couvrir une telle tranche historique aurait pu se révéler une épreuve insurmontable et pourtant, en vingt-six épisodes, pas un de plus, Albert Barillé nous transporte donc de la préhistoire, jusqu'à même nous offrir sa vision d'un futur proche. Mais avant cela, l'aventure proposée est riche en événements historiques puisque l'on y fera notamment la rencontre de l'homme de Cro-Magnon, de l'orateur grec Périclès, des Vikings ou de Marco Polo. Le spectateur assistera à la guerre de Cent Ans, sera invité au rayonnement de l'Espagne des XVIème et XVIIème siècles, croisera la route de Louis XV et du tsar de Russie Pierre le Grand, pour plonger enfin au cœur du siècle des Lumières, celui de la Révolution Française, ou enfin celui de la Belle Époque et des Années Folles. Une invitation au voyage bourrée d'humour et de faits historiques qui n'a pas perdu de son impact quarante-ans après sa diffusion. Une série que tout parent se doit de faire découvrir à sa progéniture...

samedi 7 avril 2018

Les Aventures de Tintin, d'après Hergé (Version Belvision)




Si comme moi, vous n'avez jamais été un grand fan des Aventures de Tintin sous la forme animée et produite par la société française de production d'animation Ellipsanime (épisodes trop courts réduisant pour beaucoup l'imprégnation des spectateurs pour les personnages et les intrigues), il faut savoir que bien avant ces adaptation datant du tout début des années quatre-vingt dix, les studios d'animation Belvision produisirent eux-même entre 1959 et 1964, sept séries sous le titre Les Aventures de Tintin, d'après Hergé, et correspondant à autant d'albums, chacune étant divisées entre dix et vingt-deux épisodes. Une fois réunis, les épisodes de ces mêmes séries proposent un spectacle autrement plus intéressant que l'adaptation française connue chez nous sous le titre Les Aventures de Tintin. Je vous propose de les redécouvrir grâce à la playlist que j'ai réuni pour vous ci-dessous. Ces séries permettront aux fans du reporter belge de découvrir Tintin et son fidèle Milou dans leurs premières véritables apparitions sous le format animé et seront également l'occasion de constater que certaines situations demeurent différentes des albums originaux. Bon visionnage...

Les Aventures de Tintin, d'après Hergé 
 regroupe les adaptations des bandes-dessinées suivantes:

L'Étoile mystérieuse
Objectif Lune (intégrant l'album On a Marché sur la Lune) 
Le Secret de la Licorne
Le Trésor de Rackham le Rouge
L'Île Noire
Le Crabe aux pinces d'or
L'Affaire Tournesol      





mardi 28 juillet 2015

Ulysse 31 (1981)



Alors qu'il vient de fêter son anniversaire, le fils d'Ulysse, Télémaque est enlevé par les moines adorateurs du Cyclope. Lors de sa captivité, il rencontre la jeune Thémis et son grand frère Noumaïos, eux aussi en captivité. Télémaque et ses deux nouveaux amis doivent être bientôt sacrifiés.
Ulysse et le robot Nono, le cadeau de de son père à Télémaque partent sur les territoires du Cyclope afin de libérer son fils. Une bataille s'engage alors entre Ulysse et le Cyclope. Ce dernier est anéanti et pour venger la mort de sa créature, Poséïdon demande à Zeus de punir Ulysse et ses compagnons. Le frère de Thémis, Noumaïos désormais à bord du vaisseau d'Ulysse, l'Odysseus, ainsi que l'équipage tout entier sont condamnés à demeurer endormis et à errer dans l'Olympe. Ulysse est désormais le seul, avec Thémis et Télémaque à pouvoir trouver un moyen de sortir les siens de l'état dan lequel Zeus les a plongé. De plus, la mémoire de l'ordinateur de L'Odysseus ayant été effacée, le retour vers la Terre semble compromis...

Créée par le français Bernard Deyriès, Nina Wolmark et Jean Chalopin, Ulysse 31 est une série d'animation en 26 épisodes diffusée pour la première fois sur FR3 du 03 Octobre 1981 au 03 Avril 1982. Inspirée de l'Odyssée d'Homère, elle nous conte les aventures d'Ulysse, condamné à un voyage forcé à travers l'Olympe. Seul homme à être encore éveillé, en compagnie de son fils Télémaque et la jeune Thémis, il ne peut compter que sur Nono, le petit robot, ainsi que sur l'ordinateur central de l'Odysseus.
Il est amusant de noter que le design du vaisseau Odysseus n'est pas simplement le fruit d'une réflexion de la part de son créateur mais aussi un "hommage" rendu à la chaîne FR3 qui produisit en partie la série et en permit la diffusion télévisée.

L'un des aspects les plus marquants de la série et qui persiste longtemps après la diffusion de la série, c'est sa musique. Véritablement anxiogène, elle colle parfaitement à l'oppressante ambiance qui se dégage de l'univers dans lequel pénètrent peu à peu ses personnages.
Outre les thèmes liés aux légendes et mythes grecs, Ulysse et ses compagnons vont croiser des ennemis récurrents se déplaçant à bord des "Tridents", dont la forme rappelle justement celui porté par Poséidon, l'ennemi juré d'Ulysse.

Plusieurs personnages vont marquer la série. A l'image de Pénélope, l'épouse d'Ulysse que nous n'aurons l'occasion de voir qu'à la toute fin de la série. Shyrka est l'ordinateur central de l'Odysseus. Elle a comme dans le film de Stanley Kubrick 2001, l'Odyssée de l'Espace, la particularité de pouvoir s'exprimer. Les hommes-requins font partie des ennemis auxquels Ulysse et les siens seront confrontés. Nono aura même droit à sa petite bluette aux cotés de la charmante Nanette, une version féminine, jaune et dotée d'un nœud-papillon en métal rose rencontrée sur la planète-machine Cortex.

Ulysse 31 demeure encore aujourd'hui une excellente série animée parmi toutes celle qui furent créées à la suite du succès du film Star Wars de George Lucas. Éducative, elle permet sensiblement d'en apprendre un peu plus sur les mythologies grecques tout en se divertissant. Une variation futuriste de l’œuvre d'Homère très réussie...
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