Mots-clés

Affichage des articles dont le libellé est Richard Anderson. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Richard Anderson. Afficher tous les articles

mercredi 24 juin 2026

The Longest Night de Jack Smight (1972) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Le 17 décembre 1968 aux environs de quatre heures du matin, Jane Mackle et sa fille Barbara reçoivent la visite impromptue de Gary Steven Krist, un ancien condamné, et de sa complice et petite amie Ruth Eisemann-Schier. Tandis que Jane s'était chargée de ramener sa fille après que celle-ci ait contracté la grippe de Hong Kong à l'université Emory d'Atlanta où elle étudiait, la mère et la fille s'étaient arrêtées pour la nuit dans un hôtel de la chaîne Rodeway Inn. Tout comme dans cette première adaptation télévisuelle d'un fait-divers ayant donc eu lieu à la fin des années soixante en Floride, l'adolescente fut kidnappée tandis que sa mère fut attachée sur son lit avant d'être chloroformée. Les deux ravisseurs prirent alors la route à bord de leur véhicule à l'arrière duquel ils placèrent Barbara avant de se rendre dans une région isolée afin de l'enfermer dans un cercueil aménagé (lumière et ventilation reposant sur l'usage d'une batterie dont la durée de vie est limitée) et enterré dans le sol. Ce qui n'était jusque là qu'un ''classique'' enlèvement allait se transformer en une épreuve encore plus épouvantable pour la jeune fille et pour ses parents, morts d'angoisse à l'idée de ne pas la retrouver à temps. Toujours est-il que contre la survie de Karen Chambers (nom donné à la victime dans ce téléfilm), ses kidnappeurs mettent au point un chantage. Soit son père Alan accepte de lui donner cinq-cent mille dollars, soit sa fille mourra dans une semaine par manque d'oxygène. Réalisé par Jack Smight en 1972, The Longest Night est la première des deux adaptations de ce fait-divers qui défraya donc la chronique judiciaire américaine en 1968. Le téléfilm repose sur la collaboration de la famille avec plusieurs membres du FBI parmi lesquels l'on retrouve notamment l'acteur afro-américain Jason Bernard qui entre télévision et cinéma apparut notamment chez John Badham (Tonnerre de feu et Wargames), Peter Hyams (La nuit des juges), Clint Eastwood (Bird) ou Tom Shadyac (Menteur, menteur) et dans le rôle de Caleb Taylor dans la mythique série de science-fiction, V en 1983. Autre acteur connu bien que secondaire, Richard Anderson incarne ici d'Harvey Eaton, l'ami d'Alan Chambers. Bien qu'il ait connut une très importante carrière sur grand et petit écran, il reste surtout connu pour avoir interprété le rôle d'Oscar Goldman dans les série L'homme qui valait trois milliards et Super Jaimie...


Quant aux deux criminels qui kidnappent la jeune fille dans le téléfilm, ils sont respectivement interprétés par Sky Aubrey et James Farentino, lequel est bien évidemment surtout connu pour sa participation à de nombreuses séries télévisées. Bien que le sujet de l'enlèvement et de la séquestration d'une adolescente ici interprétée par Sallie Shockley dans une boite pas plus grande qu'un cercueil soit relativement sensible (ami claustrophobes, bonjour à vous), le téléfilm est traité de manière assez classique. Suivant assez fidèlement le fait-divers tel qu'il se produisit quatre ans auparavant, il ne faut pas s'attendre à un festival de courses-poursuites ou de fusillades. Tout au plus The Longest Night démontre le génie diabolique de Gary Steven Krist dont le nom a été ici remplacé par celui de John Danbury. Ce système mis au point ajoutant un surcroît de pression et l'obligation pour la famille et les autorités de respecter scrupuleusement les ordres édictés par le ravisseur. Si la présence d'Ellen Gunther, la complice dont le nom prend la place de celui de Ruth Eisemann-Schier s'explique par sa participation à l'enlèvement de Barbara, le personnage incarné par Skye Aubrey n'est en fait d'aucune espèce d'utilité. Un personnage secondaire dispensable, qui ne joue en réalité sur aucun élément du script. Au final, The Longest Night est un téléfilm relativement anodin, pourtant réalisé par celui qui mit en scène Peter Falk dans l'excellent épisode de la série Columbo intitulé Poids mort en 1971, réalisa l'excellent téléfilm fleuve Frankenstein : la véritable histoire en 1973, le film catastrophe 747 en péril en 1974 ou encore le film de science-fiction Les Survivants de la fin du monde en 1977... Bref, le téléfilm n'intéressera que ceux qui s'intéressent en profondeur à ce cas d'enlèvement très particulier. Notons enfin qu'en 1990 une seconde adaptation fut réalisée par Donald Wrye sous le titre 83 Hours 'Til Dawn...


 

lundi 26 août 2024

The Night Strangler de Dan Curtis (1973) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Durant sa carrière de cinéaste, le réalisateur américain Dan Curtis fraya avec le petit et le grand écran. Mettant en scène quelques sympathiques bobines horrifiques, il fut au moins notamment l'auteur de deux authentiques moments d'effroi. En 1976 tout d'abord, avec le long-métrage cinématographique Burnt Offerings, cas unique de maison vivante absorbant littéralement l'énergie vitale de ses habitants et dont on ne trouve me semble-t-il qu'un ou deux équivalents littéraires à travers l'un des nombreux chefs-d’œuvre écrits par le romancier britannique Graham Masterton, La maison de chair et l'excellent mais néanmoins étouffant Le festin séculaire de l'écrivain français Georges-Jean Annaud... Ensuite, avec La Malédiction de la veuve noire l'année suivante, véritable cauchemar diffusé pour la première fois dans notre pays le 31 août 1983 et dont les spectateurs les plus sensibles se souviennent encore très certainement. Entre autres films et téléfilm fantastico-horrifiques qu'il mit lui-même en scène, Dan Curtis participas au succès de ce qui allait bientôt devenir une série constituée de deux pilotes et de vingt épisodes. Créée par le scénariste et producteur Jeffrey Grant Rice, le premier pilote de la future série intitulée The Night Stalker fut tout d'abord réalisé par John Llewellyn Moxey (je reviendrai d'ailleurs peut-être prochainement dessus). Le second, lui, fut donc confié à Dan Curtis sous le titre The Night Strangler. Et comme son nom l'indique, il met à l'épreuve le héros de la série incarné par l'acteur Darren McGavin dans le rôle du journaliste Carl Kolchak face à un tueur en série insaisissable qui s'en prend exclusivement aux femmes qu'il étrangle et dont il brise la nuque avant de les vider de leur sang... Mélangeant enquête policière et fantastique, cet épisode, comme tous les autres d'ailleurs, fait chaque fois appel à l'un des grands mythes du bestiaire fantastique. Ici, en l'occurrence, celui du vampire...


Considérée comme l'une des principales sources d'inspiration ayant donné naissance deux décennies plus tard à la série culte X-Files : aux frontières du réel, The Night Stalker (titré chez nous, Dossiers brûlants) est effectivement très proche de celle créée par Chris Carter et dans laquelle, cette fois-ci, les agents du FBI Dana Scully et Fox Mulder allaient enquêter sur des phénomènes paranormaux et autres créatures au cours de nombreux épisodes regroupés en onze saisons. À chaque époque ses créatures et celles de la série mettant en scène Carl Kolchak seront généralement plus proches de celles réunies dans les classiques de l'âge d'or du cinéma fantastique que dans l'observation de phénomènes extraterrestres et autres cas de mutations génétiques. Le personnage incarné par l'acteur Darren McGavin colle aux basques de la police, ce qui a tendance à rendre agressifs les représentants de l'autorité. Surtout lorsque le journaliste alors lancé en mode détective se fait plus clairvoyant que les inspecteurs chargés d'enquêter ! Pourvu d'une résistance à toutes épreuves au risque de voir les foudres du directeur de la publication (Simon Oakland dans le rôle de Tony Vincenzo) tomber sur lui, Carl Kolchak parviendra chaque fois à résoudre les affaires qu'il aura décidé lui-même de prendre en charge. Concernant la ''paternité'' de The Night Stalker sur la future série X-Files, ce second téléfilm n'en est que la plus remarquable représentation. En effet, le vampire en question qu'incarne l'acteur Richard Anderson, un ancien médecin dont l’hôpital fut fermé avant de finir ''englouti'' sous les fondations de la ville réapparaît tous les vingt et un ans, faisant à chacune de ses réapparitions six victimes avant de disparaître à nouveau. Le personnage du docteur Richard Malcolm fait avec évidence référence à celui d'Eugène Victor Tooms qui par deux fois fut confronté à Mulder et Scully dans les épisodes Compressions et Le retour de Tooms et dont les méthodes de survie seront à peu de chose près les mêmes que dans le téléfilm de Dan Curtis. Concernant The Night Strangler, il s'agit d'un très sympathique thriller en forme d'épisode pilote testant à l'époque de sa sortie la viabilité de son concept. Le récit est quant à lui adapté d'une histoire écrite par le romancier et scénariste américain, Richard Matheson...

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...