Mots-clés

mercredi 30 novembre 2022

Ash VS Evil Dead saison II (2016) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

À l'issue d'une première saison se concluant par une révélation de grande ampleur, Ash Williams, Pablo Simon Bolivar et Kelly Maxwell se retrouvaient projetés à Jacksonville après que le premier ait conclu un pacte avec Ruby Knowby. La seconde saison de Ash VS Evil Dead s'ouvre donc sur des festivités se situant entre nos héros et les habitants de cette grande ville de Floride avant qu'une nouvelle invasion de démons ne vienne tout ruiner. Alors qu'ailleurs Ruby sème le désespoir et perd le contrôle des événements, celle-ci ne semble avoir d'autre choix que de faire appel à Ash et ses amis afin de lui venir en aide. Nos trois aventuriers se retrouvent alors dans la ville où Ash a grandit. Une ambiance étrange y règne, sans doute moins sombre mais tout aussi embrumée que celle du Frayeur du réalisateur italien Lucio Fulci. Là, il y retrouve son père Brock Williams. L'occasion pour les plus anciens d'entre nous de retrouver l'acteur des mythiques séries L'homme qui valait trois milliards (1973-1978) et L'homme qui tombe à pic (1981-1986), Lee Majors. Les rapports entre le père et son fils sont compliqués. Comme le sont également entre ce dernier et les habitants de la ville qui le surnomment ''Ashy Slashy'' depuis qu'il a nettoyé la surface de la Terre des démons trente ans en arrière. Un surnom qui sera à l'origine d'une marionnette visible dans les épisodes se déroulant dans un hôpital psychiatrique délabré, laquelle sera ensuite commercialisée sous forme de poupée ! Il se passe beaucoup de choses dans cette seconde saison. Et même si de prime abord l'on pouvait craindre qu'elle n'apparaisse que comme un copier/coller de la première, les scénaristes ont su jouer sur la fibre nostalgique des plus anciens tout en y incorporant des personnages nouveaux mais faisant partie intégrante de l'histoire personnelle de Ash Williams. C'est donc ainsi que l'on fera la connaissance de son père avec lequel il entretiendra de houleux rapports avant que tout ne s'arrange entre eux. Cette seconde saison est constituée de deux actes. L'un situant son action dans la ville natale du héros tandis que le suivant prendra forme au sein d'un hôpital psychiatrique on ne peut plus sinistre. Désormais, Ash et ses amis devront combattre des démons parasites nommés Deadites qui physiquement ressemblent peu ou prou aux cénobites de Hellraiser. Mais plus grave encore, ils devront affronter Baal (l'acteur Joel Tobeck), un autre type de démon, surpuissant, capable de prendre n'importe quelle apparence tandis que Pablo fusionnera au sens propre avec le Necronomicon...


RETOUR VERS LE FUT... VERS LE PASSÉ


Gore, drôle et filant à toute allure, cette seconde saison convie de nouveaux réalisateurs tel Mark Beesley tout en offrant à Tony Tilse et Michael J. Bassett l'opportunité de remettre à nouveau le couvert. Tout comme lors de la première saison, celle-ci gratifiera les spectateurs de nombreuses séquences amenées à devenir cultes. On pense notamment à celle qui opposera Ash et les entrailles d'un cadavre dans une morgue. Il semble que les scénaristes aient également choisi de prendre comme références quelques longs-métrages cultes. Est-ce le fruit du hasard si la voiture momentanément diabolique de Ash la renvoie la Plymouth Fury de 1957 du chef-d’œuvre de John Carpenter, Christine ? Ou plus tard si cette même voiture est lancée à vive allure afin de faire un bond dans le passé à la manière du Retour vers le futur de Robert Zemeckis ? Mais au delà des innombrables séquences d'anthologie qui encombrent cette seconde saison, au delà du délire graphique, des répliques burlesques et du rythme ultra soutenu, ce que retiendront sans doute plus encore les plus vieux d'entre nous sera le retour à l'écran trente ans plus tard de l'actrice Ellen Sandweiss qui dans l’œuvre originale interprétait le rôle de Cheryl, la sœur de Ash. Une séquence qui pourra s'avérer émouvante mais qui marquera surtout l'esprit des plus anciens spectateurs ! Mais les choses ne s'arrêteront pas là puisque lors du voyage dans le passé du héros, nous rencontrerons à nouveau la ventripotente Henrietta Knowby avant qu'elle ne s'attaqua au héros dans les secondes aventures cinématographiques de Ash, Evil Dead II en 1987. Bref, il n'y a rien de vraiment objectivement répréhensible à évoquer. À part, peut-être, quelques séquences un peu longuettes à l'image de celle lors de laquelle la voiture de Ash est possédée. Trop longue et au final assez ennuyeuse, elle aurait sans doute mérité d'être écourtée. Mais ne boudons pas notre bonheur car encore une fois, Ash VS Evil Dead Saison II est un véritable feu d'artifice gore, drôle et délirant. Absolument jouissif...

 

dimanche 27 novembre 2022

Ash VS Evil Dead saison I (2015) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Les plus vieux d'entre nous s'en souviennent encore. Qu'ils l'aient découvert sur grand écran ou plus tard en VHS, Evil Dead de Sam Raimi est rapidement devenu le film culte qu'il est demeuré jusqu'à maintenant. Que les plus jeunes se rassurent. S'ils n'ont pas connu cette glorieuse époque où l'imagination et la créativité étaient telles que même l'absence de budget confortable permettait pourtant de faire des miracles, eux aussi ont désormais droit à leur version actualisée du mythe. Car après une séquelle signée en 1987, un troisième opus en 1992, un remake s'éloignant quelque peu du concept d'origine (Evil Dead de Fede Álvarez en 2013) et un nouveau volet attendu pour l'année prochaine (Evil Dead Rise de Lee Cronin), les petits jeunes et les anciens peuvent depuis 2015 se faire la main sur la série Ash vs. Evil Dead diffusée sur la plate-forme de streaming Netflix. Une série constituée de trois saisons qui ne sera pourtant malheureusement pas renouvelée au vue de la baisse de fréquentation des spectateurs durant la troisième. Mais pour cette première saison, honneur est fait à Sam Raimi, réalisateur et scénariste de l’œuvre séminale qui s'offre ici l'opportunité de mettre lui-même en scène le tout premier épisode de la série intitulé El Jefe. L'on y retrouve forcément la star de la franchise en la personne de Bruce Campbell, lequel interprète donc toujours le personnage de Ash Williams. Bien que les années aient passées (vingt-trois années réelles et trente fictives), l'acteur n'a pas trop changé physiquement et se montre d'ailleurs toujours aussi prompt à gesticuler devant la caméra. Pour le bonheur des vieux briscards et des nouveaux venus ! Souvenez-vous : dans Evil Dead II, Ash perdait la main droite, ce qui lui permettait de notamment la remplacer par une tronçonneuse... ou un fusil à pompe. Dans ce tout premier épisode de la série qui au total en comptera trente, le héros explique à la cliente d'un bar, lui-même accoudé au zinc, que sa nouvelle main est en bois de rose, sculptée par des artisans italiens. Mais le plus drôle, c'est lorsque celui-ci explique les conditions dans lesquelles il a perdu la sienne. Le ton est donné. Enfermé dans les gogues du bar, Ash culbute la jeune femme avant d'être le témoin d'une horrible apparition. En réalité, une simple ''vision'' qui va très rapidement devenir réalité lorsqu'il se rappellera plus tard une soirée enfumée lors de laquelle il avait en compagnie d'une autre conquête féminine, lu quelques passages du fameux ouvrage maléfique, le Necronomicon !


Que les aficionados de l'époque se rassurent : ça n'est pas parce que la série est diffusée sur Netflix que le propos va être atténué. Bien au contraire, puisque les moyens en matière d'effets-spéciaux et de budget ne sont plus tout à fait ceux de la fin des années soixante-dix, la première saison de Ash vs. Evil Dead va se révéler un véritable festival en matière d'effets gore et de dynamisme ! Burlesque, gore et filant à tout allure, on ne pouvait évidemment s'attendre à autre chose de la part de celui qui pourtant semblait s'être fondu dans le moule du ''tout grand public'' avec ses derniers longs-métrages (et notamment la trilogie Spider-Man entre 2022 et 2007). Mais la question qui reste posée est celle-ci : à quoi donc doit-on s'attendre de la part des réalisateurs qui lors des épisodes suivants prendront la relève de Sam Raimi ? Là encore, pas de soucis à avoir. La suite des événements confirmeront tout le bien que l'on peut penser de cette première saison. Qu'il s'agisse de Michael J. Bassett, David Frazee, Michael Hurst, Tony Tilse ou de Rick Jacobson, chaque réalisateur propose son lot de surprises, de séquences gore, de combats entre le Bien et le Mal, de créatures monstrueuses, le quatrième épisode intitulé Brujo réalisé par David Frazee allant même jusqu'à plonger Ash et les spectateurs en plein délire hypnotico-psychédélique. Visuellement bluffant, cet épisode confirme également que l'avenir d'un personnage nouveau, tout aussi attachant puisse-t-il être, n'est jamais certain. À ce sujet, Ash est désormais entouré d'une poignée de personnages plutôt sympathiques. L'on retrouve en effet à ses côtés les acteurs Ray Santiago et Dana DeLorenzo qui interprètent Pablo Simon Bolivar et Kelly Maxwell, deux ex-collègues de travail du héros qui précédemment travaillaient dans un magasin d’électro-ménager. Intervient également Jill Marie Jones dans la peau de l'inspectrice Amanda Fisher, laquelle traque Ash. Tout comme Lucy Lawless qui elle interprète Ruby Knowby, personnage ambigu lancé à la recherche du Necronomicon et qui sera l'objet d'une incroyable révélation lors du final du neuvième épisode. Cette première saison fut donc très encourageante pour la suite. Un excellent dosage entre horreur, action et comédie que les fans anciens et nouveaux prendront beaucoup de plaisir à découvrir si ce n'est déjà fait...

lundi 31 octobre 2022

Calendrier Sanglant (Calendar Girl Murders) de William A. Graham (1984) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Diffusé pour la première fois sur le territoire américain en 1984, le téléfilm Calendrier Sanglant (Calendar Girl Murders) est l'une des plus de cent vingt réalisations de William A. Graham. Et comme le titre l'indique, les amateurs de cinéma d'épouvante façon Slasher seront en terrain connu puisque l'intrigue situe son action alors qu'est fêté l'arrivée d'un nouveau calendrier constitué de photos de femmes nues dirigé par un certain Richard Trainor. Un rôle interprété par l'acteur Robert Culp qui fut non seulement l'une des vedettes de la série Les espions dans le courant des années soixante mais également l'assassin dans trois épisodes de la série Columbo avant de devenir le père de l'un d'eux dans un quatrième (Criminologie appliquée en 1990). Douze portraits de femmes dont celles représentant les mois de janvier et de février ne vont pas tarder à connaître un triste sort. En effet, la première sera poussée par dessus le balcon de sa chambre d’hôtel tandis que la seconde sera poignardée. Tandis que miss Mars échappe de justesse à la noyade lors d'une réception donnée chez Richard Trainor, la jeune femme sera remplacée par la photographe Cassie Bascomb. Cette dernière est incarnée par la sublime Sharon Stone qui avant d'apparaître notamment dans Total Recall et de devenir la star qu'elle est depuis grâce à son incarnation de Catherine Tramell dans Basic Instinct tourna majoritairement dans des téléfilms et autres séries télévisées. Ici, elle tient la vedette aux côtés de Tom Skeritt, interprète dans de nombreux longs-métrages parmi lesquels il interpréta l'hautain capitaine A.J.Dallas dans le chef-d’œuvre de Ridley Scott, Alien en 1989...


Dans le téléfilm de William A. Graham, l'acteur incarne le personnage du lieutenant Dan Stoner, lequel est chargé d'enquêter sur le meurtres des mannequins ainsi que de la protection de celles qui sont encore en vie. Véritable slasher dans l'âme et comparable aux gialli italiens pour la connivence qu'il entretient dans ses rapports avec la psychologie et le passé de son assassin, Calendrier Sanglant n'est franchement pas une brillante réussite et s'avère relativement mou. À dire vrai, le téléfilm retient l'attention surtout grâce à la complicité entre Tom Skeritt/Dan Stoner et Sharon Stone/Cassie Bascomb. Un jeu de séduction auquel l'acteur aura le malheur de ne pas succomber puisque son personnage est lui-même marié à une épouse qu'il n'a de toute manière pas l'intention de tromper avec quiconque. Ni aucune des mannequins qu'il croisera durant sa mission d'enquête et de protection, ni lorsque le comportement de la jeune et magnifique photographe se montrera plus qu'équivoque. La beauté de Sharon Stone annihilant toutes celles auxquelles elle va se frotter durant un peu plus d'une heure trente, Calendrier Sanglant ne repose quasiment que sur ses seuls atouts et cette étonnante distance que parvient à maintenir le personnage campé par Tom Skeritt. Il faudra attendre jusqu'à la fin avant de comprendre qui peut en vouloir à ces naïades physiquement irréprochables mais auxquelles seront confiés des rôles très secondaires. Au milieu de ce cheptel de beautés l'on retrouve quelques individus suffisamment louches pour éveiller l'intérêt du flic. Et même si l'on se doute par avance qu'ils sont les uns et les autres innocents, trouver la véritable identité du tueur ne sera pas forcément évident. Au final, Calendrier Sanglant ne vaut que pour la présence de la superbe Sharon Stone dont le personnage préfigurait en 1984 celui qu'elle allait interpréter huit en plus tard dans Basic Instinct (Oups!)...

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...