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lundi 14 octobre 2024

Daryl Dixon - The Book of Carol (2024) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Après une première saison qui avait tout d'abord su se démarquer de la série originale grâce à la transposition de l'univers de The Walking Dead en France, l'accroche de Daryl Dixon provient tout d'abord du sous-titre qui accompagne cette seconde fournée diffusée pour la première fois chez nous le 29 septembre dernier. The Book of Carol met effectivement en scène l'un des personnages iconiques qui n'était encore jusqu'ici que très superficiellement évoqué. De bonnes choses à tirer de celle qui fut l'amie la plus proche du héros de ce Spin Off tout en apportant quelques éclaircissements quant à sa relation avec la mort de sa fille. L'on constate que douze ou treize ans après que Carol ait perdu Sophia dans des conditions sans doute moins traumatisantes que le contexte dans lequel nous découvrions à l'époque les raisons de sa disparition, la mère n'est toujours pas parvenue à faire son deuil. Durant la moitié de cette seconde saison partagée de manière homogène entre les États-Unis dont veut s'échapper Carol afin de retrouver Daryl et la France où se dernier échoua la saison précédente, le scénario est l'occasion de présenter un nouveau personnage en la personne de Ash (l'acteur Manish Dayal). Un homme droit, loyal,marqué par un décès qui ne pourra que le rapprocher de celle qui espère retrouver son ami. Également constitué de six épisodes, Daryl Dixon - The Book of Carol provoque un véritable bouleversement dans l'ordre des choses alors même que semblait établi jusqu'ici, qui reposait sur le Bien et qui figurait le Mal. En forme de doublon permanent, cette seconde saison ne fait pas qu'opposer deux situations partagées soit par des distances hypothétiquement infranchissables, soit par des conflits dont ressortent perpétuellement vainqueur celles et ceux qui ont choisit de faire le Bien. Au centre du récit l'on retrouve donc Laurent Carrière (Louis Puech Scigliuzzi), jeune érudit convoité par Losang (Joel de la Fuente) et par Marion Genet (excellente Anne Charrier), laquelle apparaît dans un premier temps comme l'unique antagoniste de cette histoire. Parfois woke sur les bords mais pas trop, la série continue donc de mettre en scène Daryl, toujours formidablement incarné par Norman Reedux en père protecteur de substitution lors d'une aventure jamais avare en péripéties... Les temps morts se font rares et les occasions de voir se profiler des retournements de situation sont nombreuses. Tournée dans des décors hexagonaux qui, sans chauvinisme aucun, s'avèrent d'une confondante beauté, le gros de l'intrigue se déroule au Mont-Saint-Michel tout en permettant aux protagonistes d'évoluer parmi certains décors aperçus lors de la première saison...


Dans cette suite très vigoureuse et graphiquement somptueuse, les amateurs d'horreur auront droit à leur quota de morts, d'un côté comme de l'autre. Et même, d'un côté comme DES autres puisque comme nous l'avait habitué la franchise depuis ses débuts, les ''Affamés'' ne sont pas les seules créatures dont nos valeureux héros auront à se méfier. Concentré sur six épisodes, Daryl Dixon - The Book of Carol permet d'accélérer le phénomène de prise du pouvoir jusqu'à le démultiplier. Un jeu de domino qui permet à un antagoniste d'en chasser un autre. En contrepartie, la seconde saison et surtout ses auteurs semblent devoir s'auto-contraindre à l'habituelle caricature qui touche l'hexagone chaque fois qu'une production américaine vient tourner ou fait mine de le faire dans notre pays. Les baguettes de pain, l'accordéon ou le fameux béret ayant été ici remplacés par une image de la France qui dans l'ensemble et en dehors de la représentation post-apocalyptique de la capitale ou de la Défense en particulier ne ressemble absolument pas à celle que l'on imagine être en ces années 2020. Présentant une France certes ''charmante'' mais clairement désuète, on a très souvent l'impression que la série a fait un bon dans le passé pour s'inscrire dans la première moitié du vingtième siècle, jusqu'à même évoquer la sombre période 39/45 ! Certains grinceront certainement des dents quand d'autres s'amuseront de ces choix narratifs et environnementaux pittoresques. Reste que Daryl Dixon - The Book of Carol est une excellente suite à la première saison et qu'elle demeure sans doute le meilleur Spin Off de The Walking Dead produit jusqu'ici malgré un tout dernier acte parfaitement dispensable et qui ouvre de nouvelles perspectives permettant à Daryl Dixon de s'exporter de nouveau à l'étranger. En Angleterre comme semblent le signifier les quinze ou vingt dernières minutes du sixième épisodes ? Ou bien en Espagne comme semblent l'évoquer les lieux de tournages choisis pour la troisième saison ? L'avenir nous le diras espérons-le, très bientôt...

 

jeudi 9 novembre 2023

Verdict : The Walking Dead : Daryl Dixon (2023) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

The Walking Dead, Fear the Walking Dead, The Walking Dead : World Beyond, Tales of the Walking Dead, Fear the Walkind Dead : Dead in the Water, Dead City, The Walking Dead : Daryl Dixon, etc, etc... Voilà une franchise qui sait comment exploiter son propre filon jusqu'à la garde. Jusqu'à la nausée diront certains. À l'époque, qui pouvait rêver mieux qu'une série dérivée mettant principalement en scène Daryl Dixon ? L'un des chouchous d'un univers où la puanteur est d'abord si insoutenable que certains protagonistes ne pourront s'empêcher de rendre à la nature le contenu de leur estomac. Un univers où comme l'avait prophétisé un certain George Romero, ''Les morts reviennent sur Terre''. Un univers où l'homme lui-même est devenu l'un des prédateurs les plus dangereux qui soient (un euphémisme en soit). Et pourtant, malgré la présence de créatures décharnées, le monde de The Walking Dead ne nous aura jamais paru aussi cohérent. Réaliste même, bien que le concept de ces créatures antédiluviennes n'est rien de plus que le fruit d'imaginations multiples. Avec ses onze saisons, la série originale aura donc fini par achever une partie de celles et ceux qui adhérèrent à l'univers de ses héros. Des résistants formant une communauté soudée régulièrement assiégée par des zombies physiquement de plus en plus dégradés et par des hommes bien vivants profitant de l'opportunité qui leur était offerte pour faire régner la terreur. Parmi nos valeureux héros, certains se distinguèrent plus que d'autres. Rick Grimes, considéré comme le principal personnage de la première série, mais également Carol Peletier, Maggie Greene et beaucoup d'autres encore. Tout n'est qu'histoire de goût mais deux noms reviennent sans cesse à l'esprit des fans. Celui de Michonne et surtout, celui de Daryl Dixon auquel les créateurs ont donc eu la bonne idée de consacrer un Spin-off à son nom : The Walking Dead : Daryl Dixon. Après avoir envahi les États-Unis sous différentes formes, la franchise s'installe désormais sur notre territoire. Partant du Sud pour remonter vers le nord, The Walking Dead : Daryl Dixon aurait pu n'être qu'une resucée de tout ce que nous avions déjà connu auparavant. Et quelque part, le spin-off mettant en scène le génial Norman Reedus l'est !


Toujours des zombies décharnés et des méchants bien vivants harcelant nos vaillants protagonistes. Sauf qu'ici, l'univers parlera davantage aux français. De la Provence jusqu'à l'un des sites du Débarquement en Normandie en passant par la capitale, The Walking Dead : Daryl Dixon ne fera pas de jaloux, ou presque. Cette nouvelle série fut donc tournée dans des décors majestueux, entre le sud, à Martigues, Marseille et les sublimes Calanques et le nord, à Omaha Beach et au Mont Saint-Michel, en passant par une Paris que s'est réappropriée la végétation. Un univers post-apocalyptique symbolisé là-bas par une Tour Eiffel dont le dernier étage a disparu... ! Véritable carte postale qui nous rappelle combien notre pays est beau, The Walking Dead : Daryl Dixon offre une vision qui honore la France à travers l'éclat de ses paysages et de son architecture. De ce point de vue là, le voyage aux côtés de Daryl est de ses nouveaux compagnons Isabelle (Clémence Poésy), Laurent (Louis Puech Scigliuzzi) et de Sylvie (Laïka Blanc-Francard) est un plaisir pour les yeux à défaut, pour le spectateur, d'apprécier le parfum du thym ou du romarin lorsque Daryl foule le sol de la Provence. Face à notre carré de héros chargés de protéger le plus jeune d'entre eux lors d'un ''long'' périple s'étalant sur six épisodes seulement, le spectateur aura bien évidemment droit à quelques antagonistes bien sentis dont une Anne Charrier particulièrement glaçante. Bien que le plaisir de retrouver l'un des personnages les plus charismatiques et attachants de l'univers The Walking Dead soit au rendez-vous, certaines phases du récit pourront paraître quelque peu... incommodante. Comme ces supers-zombies un brin ridicules empruntés à l'univers de Resident Evil ou ces miracles qui parfois ont lieu et qui permettent aux protagonistes (et par là même, aux scénaristes) de se dépatouiller de situations par trop complexes à élucider. Mais à part ces quelques:menus défauts, The Walking Dead : Daryl Dixon parvient (pour le coup, miraculeusement) à relancer la machine avec cette question qui se pose à la fin du dernier épisode : y'aura-t-il une seconde saison... ? La réponse est... OUI !!!

 

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