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vendredi 27 février 2026

Substitute 2 : School's Out de Steven Pearl (1998) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Deux ans après The Substitute de Robert Mandel, beaucoup de changements ont été opérés. À commencer par le format qui passe du long-métrage diffusé en salles au téléfilm. Ensuite, la mise en scène de The Substitute 2 : School's Out est désormais assurée par le réalisateur et producteur Steven Pearl qui après un court et un long-métrage en 1991 et 1996 ainsi qu'une série de films dont il interviendra en tant qu'assistant réalisateur sur deux ans (1988-1989), signe avec cette fausse suite son dernier projet personnel en tant que cinéaste. Une fausse séquelle effectivement puisque après avoir pris la relève de Robert Mandel mais en suivant toujours le script des scénaristes Roy Frumkes et Rocco Simonelli (sans l'apport cette fois-ci d'Alan Ormsby), Steven Pearl y décrit désormais le récit de ces nouvelles aventures scolaires à travers là encore un ancien mercenaire. Mais cette fois-ci, Jonathan Shale laisse la place à Karl Thomasson. Exit donc l'acteur Tom Beranger qui en cette année 1998 est parti tourner trois longs-métrages (The Gingerbread Man de Robert Altman, Shadow of Doubt de Randal Kleiser ainsi que Murder of Crows de Rowdy Herington) pour laisser l'opportunité à Treat Williams d'interpréter un personnage qui n'est pas sans rappeler celui incarné dans le précédent opus de la quadrilogie. Et comme l'on ne change pas un concept qui marche, là encore ce tout nouveau professeur de substitution va avoir à faire avec de dangereux criminels. The Substitute 2 : School's Out démarre non plus sur l'agression d'une prof mais sur un meurtre. Celui du frère du nouveau protagoniste principal qui dans ce second volet va, contrairement à Jonathan Shale, conserver son identité mais se faire passer pour un professeur afin de s'infiltrer au sein d'un établissement et surtout, d'une classe où la discipline demeure relativement difficile à maintenir... Bien que sur The Substitute 2 : School's Out l'on retrouve deux des trois scénaristes du précédent volet à l'écriture du script, là encore bien des choses ont changé. Tandis que les trois hommes avaient deux ans plus tôt œuvré sur un scénario plutôt remarquable, cette fois-ci, les deux seuls qui se sont attelés à l'écriture de ce second opus semblent avoir choisi de simplifier la structure du récit en évacuant une bonne partie de ce qui faisait l'intérêt du précédent script. Ce n'est qu'en découvrant ça et là quelques extraits plutôt alléchants de cette ''séquelle'' que l'idée de me lancer dans la projection de ce téléfilm m'est venue en tête...


Mais alors que la présence de l'acteur Treat Williams est tout d'abord venue confirmer l'hypothèse que le film avait probablement de quoi apporter un surplus d'intérêt à une saga démarrée sous les meilleures augures, une fois parvenu jusqu'au générique de fin, ce fut plutôt la déconvenue ! Malgré une carrière plutôt intéressante jusque là, riche de collaborations liées notamment à Miloš Forman, Steven Spielberg, Sidney Lumet, Sergio Leone et Peter Medak ou encore sa présence dans la très sympathique comédie horrifique de Mark Goldblatt Dead Heat sortie chez nous en France sous le titre Flic ou Zombie, Treat Williams ne bénéficie malheureusement pas avec ce nouveau personnage de Karl Thomasson du meilleur compromis entre interprétation, caractérisation et direction d'acteur... Lui qui assurera par sa présence en 1999 et 2001 le rôle de Karl Thomasson a surtout le malheur de passer après Tom Beranger et d'être dirigé non plus par le talentueux Robert Mandel mais par un cinéaste dont la carrière en tant que réalisateur fut aussi courte qu'inintéressante ! Faisant l'impasse sur l'humour et sur le côté dramatique qui étaient deux des points d'orgue de The Substitute, Steven Pearl signe un second volet bourrin, sans finesse, réduit à sa plus simple expression de film d'action parfois invraisemblable. Comme lors de cette fusillade dans les couloirs du lycée. Des dizaines de balles qui fusent sans que le héros ou son meilleur ami venu à sa rescousse n'en prennent une seule dans le buffet ! Du côté des personnages secondaires, c'est la crise. Bien que le script de Roy Frumkes et Rocco Simonelli ajoute au récit la nièce du héros (Susan May Pratt dans le rôle de Anya Thomasson), quelques membres de l'établissement scolaire et un certain nombre d'élèves dont le plus attachant sera très vite délaissé par des scénaristes et un réalisateur qui auront fait le choix de le faire mourir, The Substitute 2 : School's Out n'est en la matière, malheureusement pas du tout à la hauteur de son prédécesseur. Très mal branlé lorsque l'on évoque l'écriture, la caractérisation et par prolongement, la mise en scène, le film ne vaut finalement que par ces quelques instants relativement jouissifs mettant en scène Karl Thomasson face à ses élèves. Pour le reste, le film n'est au fond qu'un petit téléfilm d'action très banal...

 

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