
L'intrigue de Stranger
Things prend comme cadre une petite localité des États-Unis
et tourne essentiellement autour de ses habitants les plus jeunes
puisque les véritables héros de ce récit sont les enfants et les
adolescents de Hawkins. Les frères Matt et Ross Duffer sont les
créateurs et les réalisateurs de cette excellente série en huit
épisodes qui nous plonge en plein cœur des années quatre-vingt et
dans un récit qui mêle habilement science-fiction, fantastique et
enquête policière. On doit aux frères Duffer la série Hidden
(rien à voir avec le film éponyme de Jack Sholder) et la conception
de plusieurs épisodes de Wayward Pines.
Ce qui saute de prime
abord aux yeux des amateurs du genre, c'est l'hommage qui est fait à
tout un pan du cinéma fantastique et de science-fiction. Les
références sont multiples et nombreuses : Bien qu'en fouillant
l’œuvre de fond en comble on puisse en trouver davantage,
certaines influences sont évidentes.
Des influences
majeures :
L'une des plus évidentes
demeure Under The Skin de Jonathan Glazer. Si
l'histoire n'a plus rien à voir, les décors sombres et minimalistes
dans lesquels est plongée Onze lors de ses voyages mentaux
dans « le monde à l'envers » rendent la chose
indiscutable. Ensuite, David Cronenberg semble lui aussi avoir servi
de source d'inspiration. On y retrouve toute la singularité de ses
œuvres consacrées au pouvoir de l'esprit et de la chair. Un peu
comme si Videodrome et Scanners s'étaient
joints ici pour donner naissance au personnage de Onze (qui,
soit dit en passant, est admirablement interprété par la jeune
actrice androgyne Millie Bobby Brown). Osons même y trouver des
ressemblances avec The Breakfast Club, chef-d’œuvre
et long-métrage générationnel signé John Hugues, dans les
rapports qu'entretiennent les adolescents interprétés par les
acteurs et actrices Natalia Dyer (nancy Wheeler), Charlie Heaton
(Jonathan Byers) et Joe Keery (Styeve Harrington). Alien, le
Huitième Passager de Ridley Scott lui-même semble faire
partie des influences ne serait-ce qu'à travers le décors mis en
place par la créature à l'intérieur même du « monde à
l'envers ». John Carpenter est cité à plusieurs reprises.
Non seulement à travers l'affiche de The Thing qui
trône dans la cave où aiment se réfugier Mike et sa bande, mais
également lors de la diffusion de ce même film sur une chaîne du
câble qu'un couple regarde avec effroi.
Mais trois des plus
importantes sources d'inspirations demeurent les films Stand By
Me de Rob reiner (dont on retrouve des bribes lors du passage
situé sur les rails d'un chemin de fer), Les Goonies
(une grosse partie de la série dans la conception des personnage
apparaît avoir été inspirée par l'oeuvre de Richard Donner). Sans
oublier bien entendu l'auteur mondialement connu, Stephen King qui a
souvent eu pour habitude de centrer l'intrigue de ses ouvrages autour
de jeunes adolescents.
Qu'elle soit truffée de
sources d'inspiration, cela n'enlève rien au charme de la série
réalisée par Matt et Ross Duffer. Au contraire, plus encore que
l'intrigue elle-même, qui au demeurant tient en haleine de bout en
bout, Stranger Things est
un produit ludique et finalement, plutôt interactif. Le casting est
parfait et l'on a le plaisir de retrouver dans le rôle de Joyce
Byers l'actrice Winona Ryder et dans celui du terrifiant Dr. Martin
Brenner, l'acteur Marttew Modine. Une seconde saison est d'ors et
déjà prévue et l'on a hâte de la découvrir, d'autant plus que la
fin de la première saison laisse envisager l'idée que tout n'est
pas terminé...
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