Myster Mocky
Présente part d'une bonne idée, d'un bon sentiment, mais
avoir permis à Jean-Pierre Mocky de s'offrir le luxe d'adapter toute
une série de scénarios que le grand maître du suspens Alfred
Hitchcock n'a pas inclus dans sa célèbre série Alfred
Hichcock Présente n'est pas forcément l'idée du siècle.
Pour en avoir vu quelques épisodes, je dirais que l'on se situe en
milieu de gamme. Pas ce qu'à fait de pire le cinéaste français
mais certainement pas ce qu'il a produit de meilleur. On aurait pu
cependant penser que le format court (environ 25 minutes par
épisodes) allait lui seoir mais non, décidemment, et malgré la
présence d'un certain nombre de vedettes du cinéma, Jean-Pierre
Mocky continue inlassablement à tourner avec une truelle dans la
main droite, et un burin dans la gauche.
Myster Mocky
Présente a d'abord été diffusé sur la chaîne câblée
13e Rue à partir du 17 juillet 2007. D'abord trois épisodes
indépendants des différentes saisons. Puis en 2008, avec la saison
1, en 2009 avec la seconde, et enfin, il aura fallut patienter
jusqu'en 2013 pour pouvoir découvrir la troisième saison. N'ayant
pas vu la totalité des épisodes, je demeurerai prudent et
n'affirmerai pas que la totalité des quarante et un épisodes n'est
constituée que de mauvais courts-métrages.

Et le pire, parfois, on
le retrouve donc dans la série Myster Mocky Présente.
Tout commence très mal à vrai dire. Lors du premier épisode, et à
la suite de l'intervention du cinéaste (à l'image d'Alfred
Hitchcock qui présentait chacun des épisodes de la série
Alfred Hichcock Présente),
nous nous retrouvons nez à nez avec un acteur (???) apparemment
incapable d'apprendre son texte puisqu'on le voit très clairement
s'adresser à nous, non pas en récitant son monologue mais en le
lisant à l'aide de ce que l'on imaginera être un prompteur.
Le
premier épisode de la série se nomme Cellule
Insonorisée et
demeure principalement interprétée par le grand acteur français
Claude Brasseur. Enfin... l'ex grand acteur français dirons-nous car
ici, il semble être en fin de course, répétant son texte sans
omettre quelques erreurs de diction. Merde quoi, quand on s'appelle
Brasseur, on a le devoir de reprendre la scène au début afin de
corriger ses fautes de prononciation. Mais là, non, on s'en fiche,
c'est pas grave, ça passera de toute manière, que le public
apprécie ou pas. Et il a raison Jean-Pierre Mocky. Ça passe. Mal,
mais ça passe. Mais simplement parce que cela fait des années qu'il
nous a habitué à un tel manque de professionnalisme. On ne lui en
voudra donc pas. La série démarrait mal donc. Alors, prenons en
deux autres, de la troisième cette fois-ci. Aveux
Publics et
Auto-Stop.
Le premier est interprété par Jean-Pierre Mocky lui-même. Pas un
grand acteur, mais bon, passons. L'histoire d'un type qui ne supporte
plus de voir sa femme affalée sur le canapé devant son émission
favorite. Le mari prévoit donc une manière spectaculaire de s'en
débarrasser. Un sujet intéressant, mais bâclé par un rythme
ennuyeux. A la vitesse d'un paresseux passant d'un arbre à l'autre,
l'acteur-réalisateur n'a pas trouvé d'autre moyen pour combler le
vide du scénario que de faire durer encore et encore des scène
d'une affligeante insignifiance. HEUREUSEMENT, Bruno Solo sauve
l'affaire avec l'épisode Auto-Stop. Le récit d'une succession de
machinations orchestrées de main de maître et surtout, très bien
interprété par l'ancien comparse
Yvan
Le Bolloc'h.
La
preuve finalement que je cherchais, je l'ai trouvée dans cet
épisode. Myster Mocky Présente n'est
donc apparemment pas le ratage total que je redoutais. En tout cas,
une série qui comblera sans aucun doute les fans du cinéaste
puisque l'on y retrouve les qualités et les défauts de son cinéma
au format court. Le grand Alfred, lui par contre, doit se retourner
dans sa tombe...
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