États-Unis, début des
années soixante-dix. Les mouvements hippies et pacifistes réclament
le retrait des troupes américaines au Vietnam et l'arrêt de la
guerre. Dans les rues, c'est la révolution. Alors que certains
manifestent contre la guerre du Vietnam, d'autres sont à la recherche
de la paix, de l'amour et de la fraternité. Certains l'a trouveront
auprès du pasteur Jim Jones qui, tous les dimanche réunis des
milliers de fidèles dans sa chapelle du Peuple du Temple. Il
se bat contre le racisme, l'intégration des noirs dans la société
américaine. Jim Jones le Gourou... le Prophète... le Messie... Mais
tout n'est que mensonge. Apparitions, guérisons miracles attirent de
plus en plus de monde chaque semaine.
Depuis vingt ans que Jim
Jones prêche la bonne parole, il est temps pour lui et ses ouailles
de changer d'air. Soupçonné de viol, de détournement d'héritages,
le gourou fuit le pays. En compagnie de ses disciples, il part
s'installer en Guyane. Au beau milieu d'une foret inaccessible. Il
s'octroie mille cinq-cent hectares de forêt vierge. Terrain sur
lequel ses disciples, qui se comptent par plus d'un millier, vont
construire une ville nouvelle : Jonestown du nom de leur
gourou. Un chantier monumental. Chacun y travaille plus de seize
heures par jour. En moins de dix-huit mois, trente habitations sont
construites. La ville de Jonestown est née. Mais ce qui devait un
petit paradis sur Terre sera le théâtre de violences envers les
adultes, et même les enfants. Des gardes armés veillent à ce que
les exigences de Jim Jones soient tenues. Personne ne peut ni à le
droit de quitter la ville.
Pourtant, loin de
Jonestown, des familles s'inquiètent et veulent revoir ceux qu'ils
n'ont plus revu depuis très longtemps. Certains proches portent
plainte et en novembre 1978, le représentant du parti démocrate Leo
Ryan est envoyé, ainsi que plusieurs membres de familles présentes
à Jonestown et de journalistes, enquêter sur la communauté du
Temple du Peuple...
Jonestown: Paradise Lost est
un docu-fiction précis et extrêmement bien documenté revenant sur
les événements tragiques qui se sont produits le samedi 18 novembre
1978. L'un des plus grands massacres américains contemporains. Le
suicide collectif de neuf-cent huit membres de la communauté du
Peuple du Temple, ainsi que le meurtre de plusieurs autres personnes
dont une partie des journalistes, et le représentant Leo Ryan
lui-même. En fait de suicide collectif, le terme ne demeure pas
vraiment adequat puisque même si une partie des adeptes de Jim
Jones acceptèrent volontiers de “partir” vers une vie meilleure,
beaucoup d'autres furent contraint de boire un terrible breuvage constitué de jus de fruits, de somnifères et de cyanure.

Jonestown:
Paradise Lost
est une totale réussite. Un témoignage ahurissant et bouleversant.
Un document extraordinaire sur un homme dont le pouvoir était tel
qu'il a poussé plus de mille hommes, femmes et enfants à en finir
avec la vie...
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